Lorient, qui a arraché dans les arrêts de jeu un pénible nul (2-2) contre Grenoble, a loupé samedi l'occasion de s'installer aux commandes du championnat mais grimpe tout de même sur le podium en attendant la fin de la 15e journée de L1 dimanche.

Longtemps, Grenoble a cru s'offrir sa première victoire de la saison, mais c'était sans compter sur Gameiro, auteur d'un pointu salvateur dans les arrêts de jeu (2-2, 90+2), au terme d'un match disputé dans des conditions météo très délicates (pluie continuelle et fort vent).

L'épouvantable série continue donc pour Grenoble, qui court toujours après son premier succès cette saison, et qui en est désormais à 19 rencontres de L1 sans victoire si l'on y ajoute les cinq derniers matches de l'exercice précédent...

Le contraste est saisissant avec des Lorientais à qui tout sourit, y compris lorsqu'ils offrent, comme samedi, une prestation très éloignée de leur standard habituel en terme de qualité de jeu.

Avec 25 points, ils reviennent à une longueur du leader Auxerre et peuvent remercier les Grenoblois pour leurs cadeaux en défense auxquels s'ajoutent des décisions arbitrales favorables sur les buts.

Car les Isérois qui restaient sur deux nuls, ont démontré au Moustoir qu'ils méritaient sans doute mieux que la lanterne rouge (20e, 3 points).

Organisés et rigoureux, ils ont su se relever d'une ouverture du score malheureuse -erreur du gardien Le Crom sur corner puis but contre son camp de Cesar (1-0, 36)- pour inverser la tendance en seconde période.

D'abord par Matsui, à l'arraché et avec l'aide de la main, à la conclusion d'un centre de Sauget (1-1, 63). Par Jimmy Juan ensuite, heureux destinataire d'un cadeau du gardien lorientais Cappone (2-1, 71), habituel remplaçant d'Audard forfait pour un lumbago.

Lorient, qui était virtuellement leader de la L1 à la mi-temps de son match, peut se mordre les doigts de n'avoir pas su poser son jeu habituel, plus handicapé sans doute que son adversaire par les conditions climatiques.

Heureusement pour eux, Gameiro profitait d'une nouvelle approximation défensive adverse pour offrir le podium aux Merlus (2-2, 90+2).