Troisième de sa poule, le TFC veut s'imposer face au Partizan Belgrade, déjà éliminé, pour rester maître de son destin, jeudi au Stadium dans un match où le souvenir de Brice Taton, sauvagement assassiné à Belgrade avant le match aller, devrait peser sur les débats.
"Il n'y a pas de calcul à faire et ce n'est pas plus mal, comme ça on ne se posera pas de question", lance le capitaine, Pantxi Sirieix, double buteur lors du match aller (3-2).
Pour garder ses cartes en main et jouer une "finale" pour la qualification en 16e de finale, le 16 décembre à Bruges lors de la dernière journée, le TFC ne doit pas obtenir un résultat inférieur à celui des Belges, opposés jeudi au Shakhtar Donetsk, leader invaincu du groupe.
"On va d'abord faire le boulot face au Partizan et nous irons chercher la qualification en Belgique", promet ainsi le capitaine toujours marqué par le drame survenu en marge du match aller.
"Mon doublé aurait dû être un moment fort pour moi mais après ce qui est arrivé à Brice, il nous a fallu plusieurs matches pour évacuer", soupire-t-il.
Gignac ménagé
Pas vraiment épargné par les blessures depuis le début de la saison, l'entraîneur du TFC devrait sensiblement modifier son équipe en faisant notamment souffler quelques "cadres", dont André-Pierre Gignac, remplaçant au coup d'envoi.
Vainqueur le week-end dernier sur la pelouse de son grand rival l'Étoile Rouge (2-1), le Partizan s'est relancé dans la course au titre avec désormais un seul point de retard sur l'autre club de la ville. Dès lors, il est permis de douter quant à la motivation des Serbes en Europa League où ils ont accumulé quatre défaites en quatre matches.
"Un match important nous attend en championnat ce week-end et nous avons vu par le passé que nos joueurs sont fatigués physiquement et moralement après ces déplacements en Coupe d'Europe", a déclaré l'entraîneur serbe Goran Stevanovic.
"Nous jouons pour l'honneur, reprend le milieu de terrain Cléo, buteur au match aller, mais on veut se montrer sous notre meilleur jour car nos supporteurs le méritent".
Ces derniers ne se sont officiellement pas déplacés pour cette rencontre à haut risque, même si certains se seraient rendus à Toulouse par leurs propres moyens et sont sans aucun doute bien plus inquiétants que leur propre équipe.

