Le Partizan Belgrade, déjà éliminé, se déplace tout de même à Toulouse avec la ferme intention de jouer le jeu. "Nous sommes venus faire un grand match", confirme Goran Stévanovic, l'entraîneur serbe du Partizan.
Dans quel état d'esprit votre équipe va-t-elle aborder cette rencontre alors que le Partizan ne peut plus espérer se qualifier pour les 16e de finale ?
Il est évident que nous préfèrerions être dans la position de Toulouse qui jouera pour continuer à croire en la qualification. Le TFC a besoin de gagner pour se qualifier mais ce n'est pas parce que nous n'avons plus rien à jouer que nous n'allons pas tout donner. Cela ne va pas nous empêcher d'être combatifs. Le fair-play et l'esprit du sport imposent que nous fassions tout pour l'emporter et c'est ce que nous ferons".
Le Partizan reste sur une victoire importante en championnat et semble en confiance, est-ce également votre avis ?
Notre victoire lors du derby sur la pelouse de l'Etoile Rouge de Belgrade nous a effectivement donné beaucoup de confiance. L'équipe est en forme et nous sommes clairement venus pour faire un grand match. Je crois savoir que l'équipe toulousaine souffre de plusieurs absences, c'est également notre cas puisque nous avons trois joueurs qui ne seront pas là demain (Diarra, Krstajic et Lomic, ndlr), mais malgré cela j'espère que nous pourrons offrir un beau match aux spectateurs.
Le souvenir du drame survenu lors du match aller va-t-il peser sur cette rencontre ?
La mort de Brice Taton est un évènement tragique qui a profondément touché le club, la ville et le pays tout entier. Personne n'est resté insensible a ce qui s'est passé mais nous sommes venus pour jouer un match de football et nous devons nous concentrer là dessus. L'équipe et le club ne peuvent pas culpabiliser. Nous sommes solidaires et le fait qu'une délégation du club se rende sur la tombe de Brice Taton le jour du match est un signe supplémentaire de la compassion et de la solidarité de l'ensemble des composantes du club. Cet évènement est inscrit dans nos mémoires mais pour cette rencontre nous devons en faire abstraction.
