L'équipe de Bordeaux, émoussée et chanceuse, a poursuivi sa série de victoires, en s'imposant (2-1) dans le derby de la Garonne, mercredi à Toulouse, avant de profiter de la trêve que les Girondins passeront avec une avance de neuf points sur leur dauphin, Lille.
Les Girondins, qui voulaient rester sur un bon résultat avant les vacances de Noël concluant une première partie de saison de très haut niveau (43 points en 19 rencontres), ont buté sur une équipe de Toulouse vaillante mais à la pointe de laquelle son buteur Gignac a raté deux duels face à son ex-équipier Carrasso.
"C'est comme à l'école avant les vacances quand on a de bons résultats, une bonne note à la fin vous donne une meilleure moyenne", résumait Laurent Blanc avant la rencontre.
Les Bordelais jouaient d'abord au Père Noël en "offrant" le premier but aux Toulousains. Gourcuff remettait plein centre le ballon au Brésilien Luan avant que Jussiê ne fasse de même avec Machado dont le tir à ras de terre trompait Carrasso (4e).
Vexés, les Bordelais, privés de leur capitaine Diarra, suspendu, répliquaient aussitôt. Par un centre "caviar", Trémoulinas déposait le ballon sur la tête de Chamakh, seul dans la surface de réparation, qui trompait son ex-équipier Valverde (9e).
Jeu alambiqué des Girondins
La température pourtant fraîche du Stadium remontait d'un cran avec une entame tambour battant pour retomber rapidement, les actions tranchantes se faisant rares.
La bataille du milieu de terrain était remportée par les Toulousains, qui ne parvenaient cependant pas à concrétiser les actions de jeu favorables, à l'image de Gignac tergiversant dans la surface ou de Sissoko, parti dans le dos des défenseurs toulousains, qui butait sur Carrasso vigilant (45e).
Face à eux, à l'image d'un Gourcuff au faible rendement et d'un Jussiê transparent, les Bordelais, subissaient ou offraient un jeu alambiqué et stérile.
Le pressing toulousain les empêchait de se livrer aux montées offensives de Chalmé et Trémoulinas, gêné par le remuant Sissoko.
A un quart d'heure de la fin, les hommes de Casanova étaient victimes de "la double peine". Mbengué, déjà averti en première période, était expulsé pour un second avertissement. Le coup franc sanctionnant la faute était transformé par Wendel, dont le tir était dévié par Fofana (2-1, 75e). Les Girondins, pourtant peu en verve, respiraient.
Les Toulousains se jetaient vers le but de Carrasso, mais en vain. Ils étaient même près de boire le calice jusqu'à la lie quand Gourcuff, profitant d'un centre en retrait de Wendel, tirait sur le poteau (89).
