Après une première moitié de saison décevante, le milieu brésilien de Lyon, Michel Bastos, espère être enfin performant pour décrocher sa sélection pour le Mondial en juin et justifier les 18 millions d'euros dépensés par l'Olympique lyonnais pour son transfert de Lille, cet été.

Face à Metz (Ligue 2), mercredi au stade de Gerland en 8e de finale de la coupe de la Ligue, il voudra confirmer son bon début d'année 2010 avec deux buts inscrits samedi face à Strasbourg en Coupe de France (3-1).

"Nous avons bien commencé l'année mais personnellement, marquer deux fois m'a fait du bien pour la confiance. Maintenant, il faut enchaîner pour valider ce bon début", dit le joueur, également auteur de quatre buts en Ligue 1 et deux en Ligue des champions.

Ses six premiers mois à Lyon ont été à l'image de l'équipe, seulement 6e de L1, plutôt encourageants cet été avec quelques coups d'éclats et de jolis buts contre Lorient (1-0) et Nancy (3-1), avant une blessure à une cheville face à la Fiorentina (1-1) le 16 septembre à Gerland qui l'a tenu éloigné des terrains plusieurs semaines.

Trop inconstant, il a parfois tendance à tirer de loin pour tenter des buts impossibles sur des actions où le collectif devrait passer avant l'individualisme.

Son rendement durant l'automne a été insuffisant même s'il a honoré, à 26 ans, ses deux premières sélections en équipe du Brésil contre l'Angleterre et Oman, au poste d'arrière gauche, position qu'il a laissée alors qu'il jouait à Lille. Son entraîneur de l'époque, un certain Claude Puel, le trouvait trop offensif.

Avec le Brésil, "même pour jouer gardien"
"Je reviens du Brésil où l'on dit que j'ai de grosses chances d'aller au Mondial. La seule chose que je dois faire, c'est de bien travailler afin de réaliser de bonnes performances", dit-il, prêt à des sacrifices qu'il ne semble pas devoir consentir à Lyon, pour jouer la Coupe du monde, "son rêve".

"Le poste ? Je m'en fous, même si c'est pour jouer gardien", assure Bastos que certains n'hésitent pas à comparer à son compatriote, Roberto Carlos. "Oui, au niveau de la frappe de balle, mais je dois travailler encore pour atteindre son niveau", admet Michel Bastos. "J'ai dit au sélectionneur brésilien qu'évoluer arrière gauche ne me posait pas de problème même si mon vrai poste est plus offensif", confie-t-il.

S'il ne joue pas défenseur à Lyon, Michel Bastos fait quand même quelques concessions. "A Strasbourg, j'ai joué la seconde période à droite mais mon vrai poste, où je me sens le plus à l'aise, est à gauche, lorsque je suis sur mon bon pied. Mais parfois l'entraîneur me met de l'autre côté en fonction de l'adversaire direct. Cela ne me dérange pas", explique Michel Bastos qui peut alors mieux exploiter sa terrible frappe du gauche.

Ce dernier ne veut maintenant rien lâcher jusqu'à la fin de la saison, ni pour lui, ni pour l'OL. "Nous allons chercher le meilleur résultat dans toutes les compétitions. Nous savons que nous avons des qualités. A nous de les démontrer", conclut-il.