Ludovic Obraniak, milieu de terrain de Lille, qui reçoit Rennes mercredi en huitième de finale de la Coupe de la Ligue, prévient que son équipe devra "jouer cette compétition à fond" afin de "rapidement remporter un titre".
Après l'annulation du match à Colmar, on imagine que vous avez des fourmis dans les jambes ?
Il est clair qu'on aurait vraiment voulu jouer ce match. Chaque année la Coupe de France permet de retrouver un peu de rythme après la trêve. Là, on va reprendre contre Rennes, en Coupe de la Ligue, et ce ne sera pas un match évident. Cela fait plus de 15 jours qu'on n'a pas joué et même si les entraînements se déroulent ici dans de très bonnes conditions, ça ne remplace pas la compétition. En plus, la trêve a un peu cassé notre très belle dynamique du mois de décembre. Alors, ce match contre Rennes sera vraiment un bon test.
Quand on est deuxième de Ligue 1 à la trêve, la Coupe de la Ligue n'est-elle pas une compétition secondaire, voire en trop ?
Non, non, ça reste un trophée prestigieux. Moi, je n'en ai jamais remporté et le club n'a rien gagné depuis très longtemps. Je pense qu'on va jouer cette compétition à fond car la Coupe de la Ligue est le moyen le plus rapide de remporter un titre. On a eu la chance d'entrer dans cette compétition en huitième de finale (Lille, européen, était exempté au tour précédent, ndlr) et, maintenant, on a aussi la chance de jouer à la maison. En championnat, on aura aussi peut-être du mal à conserver cette place face à des grosses écuries comme Marseille ou Lyon.
L'absence de Gervinho, parti à la CAN, est-elle un gros handicap pour le LOSC ?
Il va nous manquer, c'est une certitude. Il est le meilleur buteur du championnat et c'est un peu la pierre angulaire de notre système offensif. Il est capable de créer des brèches, il prend les espaces. Contre des défenses regroupées, il peut "foutre le feu". Mais un garçon comme Eden Hazard est aussi capable de le faire. Après, c'est une affaire d'état d'esprit et ça ne tient pas qu'à un seul joueur. En décembre, on a gagné aussi grâce aux autres attaquants, aux défenseurs et aux milieux qui récupéraient les ballons et qui relançaient bien. On a trouvé une vraie cohérence collective, on doit être capable de rééditer ces performances.

