Avant le sommet de la L1 dimanche à Bordeaux, l'international sénégalais Mamadou Niang loue l'état d'esprit de "compétiteurs" des Girondins, dont l'OM, qui doit "se faire plus respecter", devrait "s'inspirer".
Victime début décembre d'une fracture à l'épaule, l'attaquant et capitaine de Marseille a signé un retour remarqué mercredi à Saint-Etienne en coupe de la Ligue, donnant la victoire à l'OM dans le temps additionnel.
Comment vous sentez-vous après votre premier match depuis début décembre ?
Je suis en phase de reprise, ce sont mes 30 première minutes depuis plus d'un mois. Il me manque donc un peu de rythme, un peu de de tout. Cela doit revenir progressivement, même si je n'ai pas énormément perdu: je n'ai pas disparu depuis quatre mois et j'ai beaucoup travaillé.
Comment avez-vous vécu la défaite devant Auxerre au Vélodrome, juste avant la trêve (0-2) ?
C'était très dur à vivre pour moi, mais plus dur encore surtout pour ceux qui étaient sur le terrain. Heureusement, il y a eu la trêve et ils ont pu digérer cette défaite, qui était encore dans l'esprit de certains à la reprise. Nos deux victoires consécutives dans les coupes ont permis de l'oublier un peu.
Gagner à Bordeaux vous redonnerait-il de l'allant pour la course au titre ?
Il faudra d'abord ne pas perdre. Tout le monde connaît la qualité de cette équipe, ce gros collectif. Il faudra d'abord faire un gros match. Ce ne sera pas décisif, car il reste encore beaucoup de matches.
A contrario, une défaite anéantirait-elle les espoirs de titre ?
Il est vrai que ce serait un peu compliqué pour nous. Mais nous ne pourrions que nous en prendre à nous-mêmes. Nous avons perdu beaucoup de points bêtement, sur des matches vraiment à notre portée, que nous avions en main mais que nous avons laissés filer.
L'OM a Niang et Lucho, Bordeaux Chamakh et Gourcuff...
Ce que fait Bordeaux, c'est grâce à son collectif. Lorsque Chamakh et Gourcuff sont absents, leur tâche est certes plus difficile. Mais il y a d'autres joueurs importants, comme Alou Diarra, Wendel, Trémoulinas ou Fernando, dont on parle peu mais que j'apprécie beaucoup.
Dans France Football, Deschamps a stigmatisé un certain manque d'exigence des joueurs ? Est-ce là la différence avec Bordeaux ?
C'est vrai que nous devons être beaucoup plus compétiteurs, mettre plus d'engagement, se faire plus respecter. Bordeaux a l'envie de tout écraser sur son chemin, de tout gagner, qui le rend plus fort. Il faut que nous nous en inspirions aussi.
Que vous inspire le retour de Brandao, auteur d'un doublé mercredi ?
Ce n'est pas facile pour lui, car il n'est pas aidé. Il aime bien aller au contact avec les défenseurs. Les arbitres sifflent souvent contre lui. Mais ce qu'il y a bien chez lui, et de très fort, c'est qu'il ne lâche jamais. Même lorsque l'arbitre siffle contre lui, il continue d'aller au contact. Je suis content pour lui, car il a été pas mal critiqué par les supporteurs et les médias récemment. Il a un jeu très spécial. Il peut passer un mois ou deux sans marquer, mais grâce à son engagement, cela permet aux autres de marquer.
