Le retour dans le groupe de Guillaume Hoarau après trois mois d'absence pour cause de blessure à un genou tombe à pic pour le PSG, en grande difficulté depuis le début de l'année et qui espère retrouver une partie de son efficacité perdue avec ce renfort de poids en attaque.

Il est peu probable que le Réunionnais, qui n'a plus foulé les terrains depuis le 18 octobre, puisse être aligné d'entrée de jeu contre Monaco, mercredi au Parc des Princes (21e journée de Ligue 1).

Mais sa seule présence sur la feuille de match constitue déjà un soulagement pour Antoine Kombouaré et sa troupe avant une rencontre qui peut soit relancer le club soit le plonger dans une crise sportive dont lui seul a le secret.

Paris, qui vient de recevoir deux claques d'affilée (contre Guingamp en Coupe de la Ligue et à Lille en championnat), a en effet touché du doigt ses limites actuelles et doit absolument redresser la tête sous peine de vivre une fin de saison sans intérêt. Hoarau, meilleur buteur du club la saison dernière (17 réalisations en Championnat), aura donc la lourde tâche de réveiller un secteur offensif amorphe où seul le Turc Erding parvient à faire illusion (8 buts en L1).

Le rétablissement de Hoarau est également une bonne nouvelle pour l'actionnaire Colony Capital, qui rechigne à débloquer des fonds pour le recrutement lors du mercato hivernal et espère ainsi s'offrir un peu de répit auprès des supporteurs et de l'encadrement technique.

"Elément très important"
"Il peut nous apporter un plus, a reconnu Kombouaré mardi. Sa présence dans le groupe, c'est déjà bien. C'est quelqu'un qui va amener de la bonne humeur. Il est assez costaud pour faire en sorte d'évacuer la pression qu'il y a autour du match. Et puis il y a ses qualités de joueur. C'est un élément très important. Il peut nous apporter beaucoup, des solutions supplémentaires en attaque."

Reste à savoir combien de temps mettra le longiligne attaquant (1,92m), l'arme principale du PSG en 2008-09, pour retrouver toutes ses sensations. La litanie de ses pépins physiques depuis neuf mois n'incite pas forcément à l'optimisme mais Paris a trop attendu pour faire la fine bouche. D'autant qu'en son absence le jeu du club de la capitale est rapidement tombé en déliquescence.

Sa blessure aux adducteurs en avril 2009, un mois avant la fin du championnat, a ainsi brisé net son élan et surtout coïncidé avec la dégringolade du PSG, finalement classé à une peu glorieuse 6e place après avoir rêvé de l'Europe et de la Ligue des champions. La situation s'est empirée cette saison (sept petits matches disputés, un but), Luyindula, chargé de le suppléer, ne possédant pas un registre aussi complet que lui.

Redoutable dans les airs, précieux dans son jeu dos au but et ses déviations et capable de venir prêter main-forte à sa défense sur les coups de pieds arrêtés, le N.9 parisien a su en moins d'une saison se rendre indispensable dans la capitale. C'est dire l'attente énorme suscitée par son retour.