Eliminé en Coupe de France, le défenseur lillois Adil Rami a souhaité que son équipe, qui affronte Marseille mercredi en quart de finale de la Coupe de la Ligue, "reparte sur une bonne série" et reconnu vouloir "tout faire pour frapper à la porte" de l'équipe de France.

L'échec à Colmar (0-0, 10-9 t.a.b) face à une équipe de CFA a-t-elle fait mal ?
Ca arrive à tout le monde. En Coupe, il faut des matches référence qui font parler le football français. Si toutes les +Ligue 1+ battent les équipes inférieures, il n'y a plus d'ambiance, plus de suspense. Quand ça arrive aux autres, on se demande comment ils ont fait. Ca nous est arrivé. C'est embêtant. On reste des compétiteurs. Et plus on a de compétitions à jouer, plus on a de chances d'arriver loin.

Après la défaite à Sochaux en championnat (2-1), ça fait deux échecs de suite...
On pourrait dire jamais deux sans trois, c'est ça ? On va remettre le bleu de chauffe. Et essayer de repartir sur une bonne série, battre les grands. L'important, c'est d'être régulier. Si on fait une belle série, et qu'après plus rien, ce n'est pas très pro.

La rencontre à Marseille est-elle l'occasion pour vous de vous faire remarquer ?
C'est là que je ne dois pas faire l'erreur de penser individuel. Je dois penser collectif. Si on parle de moi, c'est parce que je suis comme je suis. A 35 ans, si j'ai fait une grande carrière, j'aurai la grosse tête. Là ce ne n'est pas encore le cas (rires). Franchement, si je pense individuel, je vais couler tout seul. Contre une grande équipe, il faut tous être à la hauteur. J'espère qu'on sera à la hauteur.

Et l'équipe de France ?
Je ne vais pas le cacher et je n'ai pas honte de le dire: j'y pense. Je sais que la concurrence va être dure. Comme stoppeur, il y a des noms et des joueurs devant. C'est gratuit d'y croire. Et je continue d'y croire. Je vais tout faire pour frapper à la porte.

Vous aviez rêvé d'aller jouer à l'OM...
Ce n'est plus trop le cas. Sur le coup, je voulais passer un pallier. Maintenant quand je vois où nous en sommes aujourd'hui, je pense que c'est un mal pour un bien d'être resté. J'ai encore beaucoup à apprendre. Plus tard, si j'ai les épaules assez larges pour aller voir ailleurs, pourquoi pas. J'ai encore envie de grimper. Là, je suis bien. Le coach me fait confiance. Lille est un des plus grands clubs depuis des années. Ensuite, peu importe la situation dans laquelle je me trouve, j'ai besoin de croquer dans la vie.

Votre réputation est de tout tourner en dérision. Est-ce votre nature ou une image que vous offrez ?
J'évite tous les soucis possibles. Après il faudrait que j'aille voir un psy pour savoir si c'est ma nature. Même quand j'étais à la mairie (de Fréjus il y a trois ans), j'avais tout le temps cette joie de vivre. Je viens de tellement loin, autant en profiter.