L'attaquant du Paris SG Peguy Luyindula a reconnu vendredi que son équipe, coincée en milieu de tableau (11e), faisait "les montagnes russes" et manquait de "régularité" avant un déplacement de tous les dangers à Lyon, dimanche lors de la 22e journée de Ligue 1.

Physiquement, comment allez-vous ?
Je me sens mieux. Même s'il n'est pas encore totalement revenu à sa taille normale, mon genou a bien dégonflé et je ne ressens plus de douleurs. Sauf rechute, je serai donc apte à jouer dimanche à Lyon.

Une rencontre cruciale pour le PSG, quasiment contraint à l'exploit...
C'est vrai que si on a l'ambition d'aller chercher une place européenne via le championnat, on va devoir prendre des points. Pour rattraper ceux qui sont devant, il va falloir commencer à gagner, on n'a pas le choix. Mais il n'est pas nécessaire de se rajouter de la pression. 

Le match aller, où vous aviez outrageusement dominé avant de concéder le nul (1-1), peut-il avoir une influence ?
Pas plus que ça. Ce match, on s'en rappelle et on essaiera de s'en inspirer mais chaque rencontre est différente. On n'a pas d'amertume particulière.

Comment expliquez-vous le manque de constance dans vos résultats et, surtout, vos prestations?
On fait un peu les montagnes russes, on est trop dans l'excessif. Quand on fait un bon match, on est un peu fier et on se dit que c'est parti et quand on perd, on descend très bas. Il faut des qualités morales et mentales très fortes pour éviter cela et gagner en régularité, apprendre à relativiser une victoire ou une défaite. 

C'est donc mentalement que le bât blesse ?
Je pense oui, même si le fait de n'avoir jamais eu notre effectif au complet joue aussi. La valeur de notre équipe, on la connaît: on est capable de faire beaucoup mieux. Mais il y a toujours des instants dans un match où on est moins sereins. En ce moment, on sait que l'on prend trop de buts en fin de match et cela crée un traumatisme qu'on n'arrive pas à régler. Le constat est clair: aujourd'hui, on n'est pas au niveau de Bordeaux ou de Lille. Sinon on aurait déjà fait des séries et on se serait déjà extirpé du ventre mou du championnat pour se rapprocher des équipes de tête.

On parle beaucoup de l'association Hoarau-Erding pour relancer la machine...
C'est très bien. Cela donne de l'espoir à tous ceux qui ne croient plus en rien et qui sont en plein désespoir. Nous, on n'est pas encore tombé là-dedans. 

Quel regard portez-vous sur Lyon, qui ne dégage plus le même éclat qu'auparavant ?
C'est le problème de l'excellence. Arriver au plus haut, c'est très beau mais s'y maintenir est ce qu'il y a de plus dur. Parfois, les gens ont tendance à l'oublier. Aujourd'hui, Lyon est peut-être un peu moins bien et on essaiera d'en profiter, mais cela reste un club avec un grand palmarès et une forte ambition qui inspire beaucoup de respect.