Auteur de l'égalisation de l'Olympique lyonnais, dimanche face au Paris Saint-Germain, l'attaquant Bafétimbi Gomis a été l'un des catalyseurs de l'équipe rhodanienne, contribuant pleinement à la victoire (2-1) contre le PSG, qui maintient l'OL dans le haut du tableau.

Outre le but inscrit à la 77e minute à la réception d'un corner, qui a remis les deux équipes à égalité, Gomis a également tiré sur le poteau trois minutes auparavant et, en toute fin de partie, une frappe de l'ancienne Panthère des Verts a heurté la barre transversale (90).

Devenu "Lion" de l'OL durant l'été pour 13 millions d'euros, Gomis s'est beaucoup démené tout au long de la rencontre, avec plus ou moins de réussite en début de partie, avant d'être impliqué dans le tournant du match, à l'heure de jeu: l'exclusion du défenseur Mamadou Sakho après une faute commise en position de dernier défenseur sur l'avant-centre lyonnais (60).

A l'aller, le but de Bafétimbi Gomis, marqué sur une situation de hors-jeu, avait permis à l'OL d'arracher le résultat nul au Parc des Princes (1-1).

"Nous avons eu le mérite de ne pas lâcher et nous avons su nous révolter", dit-il, insistant, comme à son habitude, sur "les valeurs collectives et la force mentale qui ont permis de revenir à la marque".

"J'ai eu beaucoup de soutien de mes coéquipiers et quand l'équipe se sent mieux, on se trouve mieux", dit-il.

"Malheureusement, il y a eu ces poteaux. C'est comme cela, c'est le football", ajoute-t-il, fataliste.

Objectif : remonter sur le podium
"C'est une bonne soirée pour le collectif. Cette victoire fait beaucoup de bien, surtout devant notre public. Nous avions donc à coeur de prendre des points à domicile car c'est très important surtout si nous voulons revenir rapidement parmi les trois premiers du championnat", insiste Gomis, rappelant ainsi l'objectif de l'OL de remonter sur le podium à brève échéance.

Et comme après la victoire à Lorient en championnat (3-1), il y a dix jours, une question relative au jeu en 4-4-2 adopté après l'entrée en jeu de Cesar Delgado et l'associant en pointe à Lisandro Lopez, exilé une fois de plus sur l'aile gauche durant une heure, lui a permis de dégager en touche.

"Il faut arrêter avec cela", avait-il dit il y a dix jours, avant de tourner les talons, agacé.

"C'est une question à laquelle l'entraîneur répondra...", lâche-t-il cette fois-ci avec le sourire, avant de s'esquiver.

Les choix de Puel restent pourtant déroutants pour le public. Le sujet est tabou pour les joueurs mais secondaire après cette victoire.

Est-elle importante pour la suite ? Claude Puel l'espère et aimerait voir son équipe "arrêter de jouer petit bras et se lâcher".

Vendredi, Lisandro évoquait un match-clé et fondamental.

Les conditions dans lesquelles ce succès a été obtenu, en renversant une situation compromise comme dans les grandes heures de l'OL, peuvent contribuer à fédérer, enfin, le groupe pour la fin de saison sur le plan mental d'autant que mathématiquement, en janvier, l'Olympique lyonnais a repris quatre points au leader Bordeaux.