Le Paris SG, affligeant et ridiculisé par le passage de la bande à Gameiro, a concédé contre Lorient un 4e revers de rang (0-3) qui l'expose désormais autant à une fin de saison honteuse qu'à la colère de ses supporteurs, samedi après la 23e journée de L1.
Le PSG, désormais 15e, n'avait plus connu un tel enchaînement de défaites depuis le 18 mars 2007.
A cette époque, il jouait le maintien et, à ce rythme, il semble bien parti pour revivre pareille fin de saison, bien loin de la Ligue des champions qui faisait saliver l'actionnaire Sébastien Bazin en juillet. Même mardi, à Vesoul pour son 8e de finale de Coupe de France, son équipe sera en danger...
Sous le feu des critiques virulentes des supporteurs, l'homme fort de Colony a encore eu droit à sa bordée d'injures et cette cruelle désillusion pourrait même compliquer encore un peu plus les semaines à venir.
Dans un contexte devenu explosif et que le manque de résultats n'arrange pas, certains supporteurs en sont d'ailleurs encore venus aux mains entre eux...
Pourtant, Lorient, avec le retour de Ducasse qui équilibre l'équipe mais ne bouche pas forcément les trous en défense, n'a fait que pointer du doigt les faiblesses mentales du PSG, en portant l'estocade en deux minutes.
Il a en effet suffi d'un penalty concédé par Armand pour annihiler le bon début des Parisiens, finalement méprisés par leur public. Dans la foulée du but de Vahirua (24e), Gameiro mettait en effet au supplice Traoré pour doubler la marque (26e).
Audard impérial
Abasourdie, la défense n'avaient pas encore touché le fond et Amalfitano rappelait à Edel tout le chemin qui le sépare de Coupet (37e).
Si les joueurs ont voulu "punir" Kombouaré de les avoir accusés jeudi de "tirer au flanc", ils n'ont pas fait le travail à moitié... En tout cas, ils ont paru accepter plutôt facilement le scénario de la rencontre.
Suspendu, après son mois de janvier riche en boulettes, Sakho est finalement le seul défenseur à ne pas avoir perdu de point lors de la venue de Merlus qui aiment le Parc et jouent bien trop vite pour la base arrière du PSG. Ce qui leur permet de rester dans le Top 10 (8e).
A 3-0, difficile pour les Parisiens de se cacher derrière le but d'Hoarau (7e), qui aurait toutefois dû leur permettre d'ouvrir le score s'il n'avait pas été invalidé à tort par l'arbitre...
Combattant de l'inutile, Erding constatait ensuite qu'Audard était dans un jour faste, le gardien bloquant impeccablement toutes ses occasions (12e, 19e, 43e, 45e), avant d'infliger le même sort à celles de Giuly (60e, 62e), sorti du banc.
Pour la première fois de la saison, la tribune Boulogne réclamait même la tête de l'entraîneur, à la sortie d'un Hoarau logiquement en manque de rythme (57e).
"Il y a quelques années, ça aurait déjà explosé", commentait vendredi Armand, qui a vécu toutes les crises des dernières années.
