Inoffensive en attaque lors de la première moitié de saison, l'AS Saint-Etienne a trouvé, depuis la trêve, les clés de la réussite devant le but qui lui permettent d'aborder avec sérénité son 8e de finale de Coupe de France contre Vannes (L2), mercredi à Geoffroy-Guichard.

Sur leurs sept derniers matches, les Verts ont marqué treize fois, toutes compétitions confondues, soit tout autant que lors des 19 premières journées de Ligue 1.

Seuls, en janvier, Rennes (0-0) et Auxerre (1-0) ont résisté à cette nouvelle efficacité stéphanoise.

"Nous avons renoué avec les buts à domicile. Nous en avons mis trois contre Monaco. C'est bon pour le moral et intéressant pour l'avenir. L'entraîneur nous met à l'aise. Il a confiance en nous et cela se ressent dans le vestiaire", confie Emmanuel Rivière, l'un des hommes en forme de l'équipe stéphanoise.

Par sa vitesse et ses qualités athlétiques, il amène de la profondeur dans le jeu de l'ASSE dont le bloc évolue plus haut qu'auparavant.

"Je retiens l'envie d'aller de l'avant", souligne d'ailleurs Boubacar Sanogo dont le retour sur le front de l'attaque apporte un bon point de fixation.

"Il faut s'appuyer sur le jeu pratiqué contre Monaco pour continuer à progresser. Les attaquants ont été beaucoup soutenus et cela démontre un nouvel état d'esprit", poursuit encore l'Ivoirien.

Ainsi, l'activité du milieu offensif, Dimitri Payet, impliqué sur la plupart des buts, est prépondérante dans l'animation offensive depuis le début de l'année.

Enfin, indisponible durant trois matches, l'Argentin Gonzalo Bergessio, trois buts seulement sur la phase aller en Ligue 1, profite de cette nouvelle dynamique.

Motivés
Après avoir marqué contre Marseille (2-3), le 13 janvier, avant sa blessure au pied droit, il a retrouvé le chemin des filets avec un but inscrit à Villefranche, en coupe de France, mercredi dernier (2-2, 3 tab à 1), et un autre face à Monaco.

Un troisième aurait dû être validé contre Auxerre s'il n'avait pas été refusé pour un hors-jeu imaginaire.

16es de la Ligue 1 avec sept points d'avance sur le premier relégable, Le Mans, les Verts respirent un peu mieux et affichent maintenant pleinement leur motivation pour la Coupe de France, une épreuve que le club a gagné pour la sixième et dernière fois en 1977 avec une ultime finale perdue en 1982.

"La coupe ? Tant que nous y sommes, nous y pensons. Si nous passons mercredi, nous ne serons plus qu'à deux matches du Stade de France. Y aller ce n'est pas donné à tout le monde. Nous donnerons tout pour franchir ce tour", lâche le milieu et capitaine, Blaise Matuidi, blessé à l'épaule gauche contre Monaco et qui ne jouera pas face au VOC.

"Nous sommes motivés pour cette coupe de France qui nous tient à coeur. Il faut espérer qu'il y aura du monde au stade", dit-il encore.

De son côté, l'entraîneur Christophe Galtier veut "saisir l'opportunité d'un tirage favorable" pour se qualifier en quart de finale et mais prévient quant à un éventuel relâchement.

"Mercredi, contre Vannes, c'est un match important pour nos supporteurs et pour le club", poursuit encore le technicien avec le sentiment que les dernières performances des Verts et une belle aventure en coupe sont de nature à fédérer de nouveau le public derrière son équipe.