L'entraîneur de Toulouse, Alain Casanova, a estimé mardi que l'absence pour trois semaines d'André-Pierre Gignac était "un coup dur" pour le club et pour le joueur dans la perspective du match amical France-Espagne, le dernier avant la divulgation de la liste des 23.
"Connaissant son importance dans notre jeu, c'est forcément un gros coup dur pour nous, mais aussi et surtout pour lui", a déclaré Alain Casanova à l'issue d'un entraînement du TFC.
Gignac, qui traînait une pubalgie depuis quatre mois et qui s'était à nouveau plaint des adducteurs à la fin du match de L1 contre Lyon (0-0) dimanche, souffre d'une déchirure "de 3 à 4 centimètres aux adducteurs", a annoncé son club lundi.
"Il revenait très bien, il se sentait de mieux en mieux et le fait d'être stoppé est vraiment dommageable pour lui", a estimé Casanova, soulignant que son attaquant "était en train de démontrer qu'il allait faire partie de la prochaine sélection des Bleus", le 3 mars prochain face à l'Espagne.
"Pour lui, c'est un coup dur mais ce sont les choses de la vie. A lui de prendre son mal en patience pour se refaire une santé physique et morale", a expliqué l'entraîneur toulousain.
"Je ne sais pas si cette déchirure a un lien avec sa pubalgie. Il y avait un foyer infectieux", a estimé l'entraîneur toulousain. "Je n'ai aucun regret de l'avoir trop sollicité. On l'a déjà beaucoup fait souffler et on m'a même reproché de l'avoir fait souffler en coupe d'Europe", a-t-il poursuivi.
Gignac, présent au centre d'entraînement du TFC mardi matin pour recevoir des soins, s'est refusé à toute déclaration.

