Le Paris SG, toujours aussi peu convaincant, a assuré l'essentiel mardi en se qualifiant pour les quarts de finale de la Coupe de France, grâce à une petite victoire 1-0 sur Vesoul, qui évolue en CFA.

Le PSG, situé à une piteuse 15e place en Championnat, où il vient d'enchaîner quatre défaites, la dernière étant un cinglant 0-3 à domicile face à Lorient, respire un (tout) petit peu et poursuit sa route dans une compétition devenue son objectif majeur, et le plus sûr moyen de décrocher une qualification européenne.

"C'est une victoire qui permet de retrouver la confiance, de retrouver des sourires et de la joie dans le vestiaire, a savouré Antoine Kombouaré. Ca nous permet de bien préparer le match à Nancy de samedi. Gagner aujourd'hui fait du bien à la tête et ça permet de casser la spirale négative."

Giuly a inscrit l'unique but assez tôt (16e), ce qui a permis au PSG de gérer ensuite le score. Et Sessegnon a de nouveau été exclu, pour un mauvais geste sur Paul (72e). "Je ne suis pas content de son geste, mais j'ai revu les images: il peut se faire casser la cheville", a remarqué son entraîneur.

Les conditions particulières, un terrain enneigé dans un froid glacial, ont rendu le jeu difficile.

Difficile de jouer long, notamment pour Erding, qui aime dévorer les espaces: le ballon fuyait trop sur le synthétique enneigé. Difficile pour Sessegnon, avec des appuis incertains, de faire briller sa technique. Et difficile pour Clément de rattraper toutes les erreurs, de placement ou de prise de balle, de Ngoyi.

Les Parisiens ont néanmoins dominé leur sujet. Avec application, mais sans flamme aucune. La capacité de révolte ne se jugera pas sur ce match-là. L'enthousiasme fut davantage vésulien, avec quelques frappes au but non cadrées d'Etonde (6e, 87e), Etame (10e) et Maire (67e). Et surtout le face à face remporté par Edel devant Djebaïli (83e), seul mais excentré.

Une seule occasion
Le spectacle apparaissait plus mouvementé au bord du terrain, où des supporters parisiens ont tenté pendant toute la première période d'abattre le grillage derrière lequel ils étaient placés, et où ils avaient accroché une banderole "Colony dégagez"; en vain.

La pression demeure sur le PSG et la crise est latente.

D'autant que le club de la capitale, hormis un cafouillage dont Ngoyi ne pouvait profiter (8e) ou un centre de Sankharé raté par Erding (82e), ne se sera procuré qu'une seule occasion nette, lorsque, bien lancé par Sessegnon, Giuly profitait d'une erreur de marquage pour filer et battre le gardien en duel (16e, 1-0).

"Vu les conditions du match, vu le dernier résultat en championnat, on doutait un peu, et tout ça réuni a fait qu'il ne fallait pas s'attendre à un grand match de notre part", a reconnu Camara.

Mais l'essentiel était ailleurs pour le PSG: dans le score final scellé sur une victoire. "Vite, vite, vite renouer avec la victoire pour retrouver la confiance", avait demandé Antoine Kombouaré.

La parenthèse vésulienne refermée, cap sur Nancy, pour la 24e journée de L1 samedi. Pour voir si la confiance est effectivement réapparue.