Quevilly, le Petit Poucet de CFA, et le Paris SG, en difficulté en championnat, n'ont pas été gâtés dimanche par le tirage au sort des quarts de finale de la Coupe de France (23 et 24 mars) qui leur a attribué respectivement le peu ronflant Boulogne et le rugueux Auxerre.
Les Normands et les Parisiens auraient probablement rêvé de s'affronter, mais les doigts du rugbyman Morgan Parra et de la championne du monde de judo Morgane Ribout en ont décidé autrement, dimanche sur le plateau de France 2 pour le tirage au sort, en clôture de l'émission Stade 2.
"C'est un bon tirage", a commenté du bout des lèvres le capitaine Grégory Beaugrard.
Certes, Quevilly n'a pas hérité de l'adversaire le plus prestigieux de l'élite puisque le promu boulonnais est actuellement 19e de L1, mais au moins peut-il se dire qu'à domicile, il a toutes ses chances de récidiver après avoir éliminé Rennes en 8e de finale.
"C'est une très bonne chose de recevoir car on aura vraiment besoin de tout le monde, a immédiatement réagi l'entraîneur normand Régis Brouard. Il y a cinq semaines avant ce match et il peut se passer beaucoup de choses d'ici là. On va se préparer comme il se doit."
Monaco pas mal loti
Pour sa part, le PSG, décroché en championnat et qui ne peut presque plus compter que sur la Coupe de France pour décrocher une qualification européenne, devra se déplacer à Auxerre, contre qui il n'est jamais trop à l'aise et qu'il retrouvera le 3 avril en championnat.
Pas de chance pour les joueurs de Kombouaré, car des huit participants aux quarts de finale, les Bourguignons, 6e, sont les mieux classés...
Si le PSG a éliminé son prochain adversaire en Coupe de France en 2006, lors de leur dernière confrontation, il ne doit pas oublier qu'il a connu de cruelles désillusions lors de ses quatre autres rendez-vous contre lui, notamment en 2003 lors de la finale.
Juste derrière, Monaco, 7e, peut s'estimer plus heureux puisque l'ASM recevra Sochaux, 13e.
Enfin, le vainqueur mercredi du 8e de finale en retard entre Lens et Brest aura l'honneur d'accueillir une moribonde équipe de Saint-Etienne, 16e de L1.
"On aurait préféré recevoir, a regretté le Stéphanois Alexandre Lacombe, avant d'inciter son adversaire à la prudence. Mais cela fait 17 ans que nous n'avons pas atteint ce stade."
A l'époque, en 1993, les Verts avaient dominé Marseille avant de s'incliner en demi-finale face à Nantes.
