La direction de l'Olympique de Marseille a décidé d'annuler son aide financière au groupe de supporteurs des Ultras pour le déplacement à Copenhague jeudi en Europa League, souhaitant les sanctionner en raison d'usage de fumigènes, a-t-on appris lundi de sources concordantes.
Les deux parties, direction et Ultras, ont cependant tenu à souligner lundi soir que la volonté de "travailler ensemble" demeurait et que la réunion tenue en fin d'après-midi au stade Vélodrome s'était révélée "instructive".
Les dirigeants marseillais présents à cette réunion -- outre le président Jean-Claude Dassier, le directeur général Antoine Veyrat, le directeur sportif José Anigo et le directeur de la sécurité Guy Cazadamont -- ont confirmé que le club ne verserait pas l'aide financière, d'environ 6000 euros de source proche des Ultras, prévus pour ce déplacement.
Cette décision était attendue, après la vive colère de Dassier à la mi-temps du match OM-Valenciennes le 7 février, où des fumigènes ont été allumées dans la partie du virage sud où sont installés les Ultras et un autre groupe, Cosa Ultra.
L'OM a indiqué vendredi que l'usage de fumigènes avait valu au club 67.500 euros d'amende en dix matches de championnat à domicile "dont 40.050 incombent aux Ultras et Cosa Ultra".
"Travailler intelligemment ensemble"
Le groupe des Ultras revendique 5500 adhérents, dont 4500 à Marseille.
"Eux comme nous sommes d'accord pour dire que le fond du problème n'est pas de savoir s'il y a une subvention ou pas pour Copenhague. Ils ne sont pas dans une logique de dépendance financière vis-à-vis du club. L'objectif était bien plutôt de savoir comment travailler intelligemment ensemble, pour avoir le moins de fumigènes possibles. La discussion était très positive, instructive. Nous avons appris beaucoup de chose, y compris sur les difficultés qu'ils pouvaient avoir dans ce domaine", a déclaré Veyrat à quelques journalistes.
Une porte-parole des Ultras a confirmé la sanction financière, précisant également que ce sujet n'avait pas constitué la priorité de la réunion. "On ne peut pas se permettre de ne pas travailler ensemble. Je pense que la direction du club nous a entendu et j'espère que des incompréhensions ont été levées", a-t-elle expliqué.
Cette décision intervient alors que l'OM et les clubs de supporteurs travaillent à un projet de convention, qui définirait les droits et devoirs des deux parties. L'un des points en discussion concerne la manière dont les clubs pourraient assurer le contrôle de leurs membres.
