Alain Casanova, l'entraîneur de Toulouse, qui affronte samedi un PSG en difficulté, assure que son équipe, engluée en milieu de tableau (11e), a "envie de retrouver le haut du classement" et se rendra au Parc des Princes avec l'ambition de "prendre les trois points".
Éliminé des deux coupes, le TFC a également du mal à réintégrer la première moitié du classement. Le risque de terminer le championnat en roue libre existe-t-il ?
Nous n'avons peut-être plus rien à craindre par rapport aux équipes qui luttent pour le maintien mais nous nous sommes fixés des objectifs entre nous. Nous avons envie de retrouver le haut du classement. Nous regardons vers le haut. Ce match va être difficile face à une équipe qui va avoir le couteau entre les dents, mais nous y allons pour prendre les trois points.
Votre équipe va aller affronter un PSG en plein doute, quel est votre sentiment sur les difficultés de cette équipe ?
C'est difficile, car je ne veux pas me permettre de juger une équipe que je ne connais pas. Pour moi le PSG reste un grand club. Maintenant, il doit sans doute se passer certaines choses pour qu'un club comme ça connaisse autant de difficultés depuis tant d'années. Je connais les compétences d'Antoine Kombouaré, je pense que celles de Paul Le Guen étaient également à la hauteur et pourtant les résultats ne suivent pas. Il doit se passer quelque chose au niveau de l'environnement. C'est dommage car la capitale a besoin d'un club qui joue les premiers rôles. Toutefois, je ne désespère pas qu'à l'avenir Paris redevienne une grande équipe.
Ce contexte peut-il jouer en faveur de votre équipe ?
C'est une équipe qui est dans une spirale négative mais il y a quand même beaucoup de qualité. Maintenant, c'est évident que si nous parvenons à les gêner ou que le match tourne mal pour eux, sans doute que l'on pourra profiter de la terrible pression que les supporteurs parisiens mettront sur leur propre équipe. Je m'étonne d'ailleurs de cette attitude du public parisien. Je ne pense pas que ce soit la meilleure façon d'être derrière son équipe. Il n'y a qu'en France que l'on voit ce genre de comportement, même si je comprends que parfois il puisse y avoir du dépit ou de la colère.
