Marseille a parfaitement négocié son match aller des 16e de finale d'Europa League grâce à sa victoire patiemment construite dans le froid polaire de Copenhague (1-3), renversant totalement la vapeur après une première période en demi-teinte.
Vainqueur samedi à Monaco en championnat, l'OM poursuit ainsi un début d'année 2010 idéal, offrant un visage bien différent de l'avant-trêve hivernale, malgré un calendrier encore chargé.
La formation française a donné l'impression de peiner physiquement en première période avant de faire la différence grâce à sa supériorité technique et au coaching de Deschamps qui, en faisant entrer Ben Arfa, a fait basculer la rencontre.
Ni la douceur du Sud espagnol, où ils venaient de passer une dizaine de jours de stage, ni la longueur de la trêve hivernale, n'avaient pourtant entamé le rythme danois. Replongés quasi sans transition dans la froideur scandinave -- Copenhague était sous la neige jusqu'en fin d'après-midi -- les champions du Danemark imposaient d'emblée un défi physique aux Marseillais.
Exploitant au mieux le côté droit, sous l'impulsion du latéral international tchèque Pospech, Copenhague entrait mieux dans le match, grâce aussi à un pressing plus efficace.
Ben Arfa décisif
Menant aux points, les Danois ne faisaient pourtant vraiment frémir les quelque 26.000 spectateurs du Parken Stadium qu'à la 34e minute: sur un centre de la droite de Kvist, Ndoye obligeait Mandanda à un arrêt-réflexe. Gronkjaer, lui aussi très en vue, reprenait de volée mais Diawara sauvait sur sa ligne.
Perdant souvent le ballon haut, en raison notamment du faible impact défensif de Koné, l'OM ne commençait à s'exprimer qu'en fin première période, sur un coup franc façon feuille morte de Valbuena (36) détourné par le gardien Wiland. C'était la seule trace de danger depuis la frappe de Taiwo en début de rencontre (9).
Copenhague ratait l'inmanquable en début de seconde période lorsque Ndoye, héritant d'une talonnade judicieuse de Hutchinson dans la surface après un nouveau rush de Gronkjaer, frappait à droite du but de Mandanda (48).
L'OM sortait alors la tête de l'eau, s'appuyant sur un jeu plus patient et un meilleur contrôle du ballon au milieu qui finissait par amener le but de Niang, servi dans le dos de la défense par Koné (0-1, 72).
Mais le Sénégalais, auteur d'une main dans sa surface, offrait aussi un penalty aux Danois. Gronkjaer le transformait (1-1, 79), augurant un final disputé, que Ben Arfa, tout de suite en jambes, éclairait d'une action de classe: un slalom côté gauche suivi d'un centre-tir faisant mouche (1-2, 84).
Kaboré, entré peu avant, finissait de couler les Scandinaves: héritant d'une "louche" de Lucho, il donnait plus d'ampleur à la victoire de l'OM (1-3, 89). Un supporteur marseillais n'y tenait plus: il pénétrait sur le terrain, avant de se faire interpeller.
