Laurent Blanc, l'entraîneur de Bordeaux, a souligné, vendredi, que son équipe ne "tremble pas à l'idée de recevoir Montpellier", son dauphin revenu à égalité de points avant le choc de la 27e journée de L1 dimanche.

Une victoire contre Montpellier et ce sera l'occasion de le repousser plus loin au classement ?
Il nous faut gagner et prendre des points. Il s'avère que c'est contre une équipe de Montpellier qui est surprenante mais qui mérite sa place. Elle a pris des points, elle ne les a pas volés. On les reçoit avant de recevoir Lille, qui est dans cette zone-là, puis Lyon. Ce sont des matches importants qu'il va falloir bien négocier, notamment en termes de points.

A la différence de Marseille ou Lyon, c'est une équipe qui n'a pas d'objectif pour le championnat. N'est-ce pas cela qui les rend dangereux puisqu'ils sont sans pression ?
Au début, oui. Vous croyez que, là, ils n'ont pas d'objectifs. Vu le championnat qu'ils font et les connaissant un peu, leur objectif principal, qui était de rester en Ligue 1, a certainement changé avec le parcours qu'ils font. S'ils participaient à une Coupe européenne, ils ne seraient pas contre, je pense. Le président Nicollin ne serait pas contre et puis cela ferait du bien au club.

N'y a-t-il pas une espèce d'insouciance qui peut les rendre dangereux pour vous ?
A vous entendre, on dirait que Bordeaux doit avoir peur, trembler contre Montpellier. J'ai beaucoup de respect pour Montpellier, mais de là à dire que Bordeaux tremble à l'idée de rencontrer Montpellier, c'est non. Croyez-vous que Montpellier quand il vient à Bordeaux est serein. Il faut leur poser la question. S'ils sont comme nous premiers du championnat, on a quand même deux matches de retard. Bravo à eux, à leur parcours. Maintenant, s'ils veulent gagner à Bordeaux, il va falloir le démontrer sur le terrain.

Le calendrier se charge pour Bordeaux, qui a fait appel concernant la date fixée par la Ligue pour le match contre Auxerre...
On va jusqu'au bout de notre idée. Le club n'est pas d'accord avec la date indiquée et s'est exprimé. La date du 10 mars n'est pas cohérente. Elle est dénuée d'équité sportive et surtout elle va à l'encontre de ce que la Ligue elle-même avait prévu et fait jusqu'à maintenant: à savoir protéger les clubs engagés en Champions League. On a des matches en retard. Laissez-nous le maximum de chances en Champions League et, une fois que notre parcours sera fini, on jouera les matches. Il y a deux clubs qui ont des chances d'aller en quarts de finale, ça ne s'est pas vu très souvent en France. Alors quand on me dit qu'on a peur qu'éventuellement Bordeaux se qualifie pour les demi-finales de la Champions League ça me fait doucement rigoler. Au contraire, la Ligue et la Fédération devraient être contents si éventuellement il pouvait y avoir un représentant du football français en demi-finale. On devrait se réjouir de ça, alors qu'on craint plutôt pour la mise à jour du calendrier.