Laurent Blanc, l'entraîneur de Bordeaux défait à domicile (1-2) face à Auxerre, en match en retard de la 25e journée de L1, y a vu la fatigue de ses joueurs, notant qu'"après le match de dimanche (contre Montpellier) le réservoir des Girondins était vide après 35 minutes.
Comment expliquez-vous la deuxième mi-temps de votre équipe ?
L'explication est toute trouvée. En deuxième mi-temps, Bordeaux a peiné dans tous les compartiments de jeu et on a offert des contres à cette équipe d'Auxerre, qui raffole de ça. La victoire d'Auxerre est méritée ce soir. Le bilan et l'analyse ne sont pas très bons. Le match de dimanche nous a pesé notamment physiquement et il y a des faits de jeu qui nous ont été défavorables, je pense aux blessures qui nous ont obligé à faire des changements non prévus sur des joueurs majeurs de l'équipe. On n'a plus d'avance. Mais en 26 matches on a 52 points, cela fait deux points par match. On espérait prendre des points sur ces matches en retard, on en a pris zéro. Ce n'est pas une bonne soirée pour nous.
La sortie de Marc Planus vous a-t-elle désorganisé ?
C'est une explication de nos problèmes par la suite. Le fait qu'Alou (Diarra) ne puisse pas reprendre le match nous a désavantagés. Cela n'explique pas tout, on ne va pas se retrancher derrière ça. Les joueurs ont tout donné dimanche à dix. Le réservoir était vraiment vide au bout de 35 minutes de jeu. On peut s'apercevoir que dans les 35 premières minutes, sans être très brillant, on a ouvert le score et on aurait pu avoir 2-0. Après il n'y avait plus rien dans le réservoir.
Vous étiez satisfait de l'état d'esprit dimanche soir, est-ce la même chose ce soir ?
Si vous n'avez plus rien dans le réservoir, l'état d'esprit ne suffit pas. On a pu s'en apercevoir ce soir. Quand vous jouez contre une bonne équipe d'Auxerre, si vous n'avez plus rien dans le réservoir, votre voiture n'avance plus. On a essayé d'amener du sang frais avec des joueurs qui n'ont pas joué la rencontre de dimanche. Cela n'a pas donné ce qu'on escomptait. Ce soir, on ne pouvait pas espérer autre chose. Quand vous traversez une période comme cela, notre rôle est d'aider les joueurs. Ce n'est pas en les enfonçant qu'on les remettra dans le bon état d'esprit. Certes, perdre à la maison est une très mauvaise opération, même si on escomptait perdre des points. Le bilan, après 26 journées est de 52 points. Si on continue sur ce rythme-là, on pourrait réaliser les objectifs qu'on s'est fixés.
