Le défenseur de Monaco, Sébastien Puygrenier, a vu un Bordeaux "vulnérable" mercredi contre Auxerre (1-2) et entend, lui aussi, battre le champion de France, samedi au Stade Louis-II lors de la 28e journée de Ligue 1.

Est-ce le bon moment de rencontrer Bordeaux ?
C'est une équipe très solide, même si elle est un peu moins bien ces temps-ci. De plus, elle doit enchaîner les matches tous les trois jours. On a vu contre Auxerre qu'elle était vulnérable. A nous d'attaquer le match de la meilleure des manières pour la faire douter, sachant que trois jours après Bordeaux dispute un match de Ligue des champions. On s'attend cependant à une réaction de sa part. On connaît la qualité de son effectif.

Monaco n'est pas dans une bonne passe non plus...
Nous devons réagir également. Le match de Rennes (0-1) nous reste en travers malgré notre réaction après la pause. On avait l'opportunité de laisser cette équipe derrière, cela n'a pas été suffisant. Et cela se resserre derrière nous. Si on veut rester en embuscade, derrière les équipes de tête, on se doit de gagner. Actuellement, on est distancé mais tout reste encore possible. Soit, on gagne et on reste en course pour réaliser une grosse dernière ligne droite, soit on va chuter et ce sera plus compliqué pour la fin de saison. A chaque fois qu'on a eu l'opportunité de franchir un palier, on s'est toujours planté. On ne sait pas revenir au score lorsqu'on est mené. Avec nous, c'est tout ou rien. On sait aussi qu'on a un important match de Coupe de France bientôt, et qu'on va le jouer à fond, parce qu'on sait qu'on a quelque chose de bien à faire. Mais si on n'est pas motivé contre Bordeaux, je ne sais pas où on trouvera cette motivation.

Et sur un plan personnel, où en êtes vous ?
On reste sur quatre défaites en cinq matches. Tout le monde est dans le même sac. Je dois apporter plus dans mon rôle de leader. Il faut toujours se remettre en question. A Rennes, on a pris un but sur coup de pied arrêté. Cela démontre un manque de concentration car on a du gabarit derrière. En ce qui concerne mon futur ? Je n'ai pas changé en deux mois. Je me sens bien ici et j'aimerais continuer ici. Mais aucun discussion n'a été engagée. Ce n'est pas encore le moment. Si cela doit se faire, ça se fera. Je me concentre sur ma fin de la saison. Mais je ne suis serein pour rien du tout (rires).