Le FC Metz n'a pas fait la différence par sa qualité de jeu cette saison mais son efficacité et sa régularité lui ont néanmoins permis de valider très tôt son billet pour la L1, vendredi après sa victoire à Amiens (2-0) pour la 33e journée de L2 de football.
Assurés de terminer sur le podium (Le Havre, 4e à 18 points, ne peut plus les rattraper), les Grenats se dirigent même probablement vers le titre de champion de L2 puisqu'à cinq matches de la fin de la saison, ils comptent 13 points d'avance sur Caen, leur plus proche poursuivant.
Premiers sans interruption depuis la 10e journée fin septembre, les joueurs de Francis De Taddeo vont donc retrouver l'élite un an seulement après l'avoir quittée au soir d'une saison calamiteuse. Les Mosellans avaient terminé derniers de la L1 l'an passé et ont vu leur effectif sérieusement chamboulé à l'intersaison.
Malgré cela, Metz a joué le rôle du Lyon de la L2. L'analogie était flagrante avant cette 33e journée puisque les leaders de la L1 et de la L2 comptaient exactement le même nombre de points (70 points en 32 matches pour les deux).
Défense de fer
Tout comme son homologue rhodanien, Metz n'a pas quitté le haut du tableau. Victorieux dès leur premier match à Gueugnon (0-1), les Messins ont su enchaîner les performances malgré une qualité de jeu parfois discutable.
Cependant, une défense de fer (14 buts encaissés seulement) et l'efficacité de leurs attaquants, emmenés par le jeune international sénégalais Babacar Gueye (16 buts), leur ont permis de remporter 21 victoires sur 33 matches.
Metz ne s'est incliné qu'à deux reprises cette saison, à Reims (2-0, 3e journée) et à Bastia (1-0, 24e journée).
A mi-championnat, les Grenats comptaient six points d'avance sur le deuxième. Au coeur de l'hiver, ils ont ensuite connu un léger passage à vide, qui a notamment coïncidé avec le départ du milieu Ludovic Obraniak à Lille (L1) fin janvier.
Caen, deuxième, s'est alors rapproché à un petit point mais la victoire des Messins sur les Bas-Normands lors de la 25e journée leur a redonné une certaine marge qui n'a cessé de croître depuis.
Metz va à présent tenter de décrocher un titre de champion de L2 qu'il n'a remporté qu'une seule fois dans toute son histoire, en 1935.