Onze ans après son élimination de la Coupe de l'UEFA par la grande équipe de La Corogne, Montpellier retrouve l'Europe jeudi face aux modestes Hongrois de Györ, lors du 3e tour préliminaire de l'Europa League.
"On n'a pas bataillé de cette façon-là pour prendre l'épreuve à la légère", prévient l'entraîneur René Girard, en référence à l'excellent parcours de l'équipe la saison dernière, 5e pour sa remontée en L1.
Le pedigree de l'adversaire - 3e du dernier championnat de Hongrie - est certes modeste comparé aux Manchester United, PSV Eindhoven et autres Sporting du Portugal, tous vus à la Mosson au siècle dernier. Mais "l'Europe, c'est autre chose!", lance Girard.
"J'ai bien senti ces derniers jours à l'approche de la compétition un peu plus de nervosité. L'Europe, ça fait avancer et ça va nous permettre de retremper dans tout ce qui est pression", explique ainsi le coach héraultais, qui évoque une équipe "d'expérience, solide, comptant de nombreux joueurs étrangers, qui a peu évolué au niveau de l'effectif à l'intersaison et est invaincue sur sa pelouse depuis novembre dernier".
Patron de la défense montpelliéraine, le Bosniaque Emir Spahic connaît d'ailleurs "à titre personnel" cinq joueurs serbes et croates de cette formation. De quoi alimenter les renseignements de Girard, en complément de ceux ramenés de Hongrie par un homme du staff, Bruno Carroti.
Montpellier, qui a perdu son maître à jouer Tino Costa parti à Valence, devra en tout cas retrouver à Györ une efficacité offensive abandonnée lors des trois derniers matches amicaux. D'autant que se profile la réception de Bordeaux trois jours après le match retour.
