Le milieu de terrain Frédéric Da Rocha disputera son 349e match sous les couleurs du FC Nantes samedi, et probablement son dernier à la Beaujoire, puisqu'il assure avoir "des propositions" de la part de plusieurs clubs mais pas du FCNA.

Cette rencontre devant Toulouse sera-t-elle votre dernière apparition sous le maillot de Nantes à la Beaujoire ?
"Au jour d'aujourd'hui oui. Je n'ai pas de proposition de la part du FC Nantes, je ne vois pas pourquoi je devrais attendre. J'ai des propositions d'autres clubs, ce qui veut dire qu'on me connaît certainement davantage ailleurs qu'ici. C'est comme ça le foot. Le seul regret que je peux avoir c'est d'avoir un peu terni la réputation du FC Nantes avec cette descente. C'est une honte qui va rester graver en nous à jamais, que ce soit pour Nico (Savinaud) ou moi ou même ceux qui ont joué cette année. On fait partie de l'équipe qui est descendue. C'est ça la plus grande déchirure. On est responsable de toute façon."

Les anciens ont-ils une responsabilité particulière ?
"Je ne sais pas quelles responsabilités ont les anciens vis-à-vis des nouveaux et si tel est le cas c'est vraiment que l'on est très influent au sein du club. Avoir une telle responsabilité, non je ne pense pas. On a toujours été clair et on s'est comporté de la même façon que ce soit avec les nouveaux, les anciens ou les jeunes. Maintenant, quand on descend en Ligue 2, on va chercher des trucs à droite, à gauche. Pour ma part, j'assume et je suis responsable de la descente. La polémique, ce n'est pas mon truc. Après le fait de partir, c'est comme ça. J'aurais bien aimé finir mes années ici mais maintenant il faut voir devant. Tout ce que je souhaite, c'est que le FC Nantes remonte l'année prochaine".

L'an passé, ce fut déjà compliqué d'arracher une année de contrat supplémentaire ?
"J'estime, étant donné du fait que cela fait seize ans que je suis ici, que je ne suis pas un stagiaire. Alors, soit on me dit oui, soit on me dit non mais on ne cherche pas de prétexte. On me connaît, on sait ce que je vaux. Si on n'a pas besoin de moi, qu'on me le dise franchement. Pour ma part, j'ai d'autres propositions et je vais les étudier. Maintenant, peu importe le club où j'irai, je m'y prendrai de la même façon même si la "maison jaune" restera à jamais gravée en moi. J'y ai tout de même passé seize ans voire un peu plus. J'y serai finalement resté plus longtemps qu'à Bordeaux. Si la direction estime que je ne fais pas partie de son projet de remontée, cela veut tout simplement dire qu'elle a un autre projet. Elle fait ce qu'elle veut. Il peut toujours y avoir un revirement de situation. Mais cette fois-ci, je pense que cela sera à ma façon et pas à la leur."