La dernière journée de la phase de groupes de la Ligue des champions de l'UEFA se jouera cette semaine. Une chose est sûre, les matches de l'APOEL Nicosie ont déjà leur place dans le bilan. En effet, en dominant sa poule, l''équipe-surprise de la capitale de Chypre a bouleversé les pronostics.

Versé dans le Groupe G, qui compte également le Zénith Saint-Pétersbourg, le FC Porto et le Shakhtar Donetsk, l'APOEL est devenu le premier club chypriote à atteindre les huitièmes de finale de la compétition. "A vrai dire, pour moi et pour l'ensemble de l'équipe aussi, c'est une immense surprise", confie le capitaine Konstantinos Charalampidis à FIFA.com. "Notre entraîneur Ivan Jovanovic, qui encadre notre équipe depuis quatre ans, à contribué pour une large part à ce succès. Par ailleurs, nous comptons dans nos rangs d'excellents joueurs, qui possèdent une forte personnalité, et nous avons un très bon esprit d'équipe. Nous nous sommes toujours très bien préparés physiquement et mentalement. Enfin, il ne faut pas oublier le public, notre douzième homme, qui nous donne du courage lors de chaque match."

Pour conclure son incroyable parcours en terminant vainqueur du groupe, l'APOEL devra remporter ce mardi 6 décembre son duel contre Donetsk. Et ensuite ? "En huitième de finale, nous serons confrontés à l'une des 15 meilleures équipes d'Europe. Je n'ai pas de préférence particulière", annonce le milieu de terrain. "Tous les adversaires sont plus ou moins équivalents, ils sont tous difficiles. Seul le temps nous dira jusqu'où nous pouvons aller. Nous devons rester concentrés et donner le meilleur de nous-mêmes."

Avantages et inconvénients de l'Europe
En championnat aussi, l'APOEL, tenant du titre, a retrouvé la forme après avoir livré un début de saison en demi-teinte. Après trois victoires consécutives, le club le plus titré de Chypre occupe actuellement la troisième place du classement avec deux points de retard sur le leader, l'Omonia Nicosie. Pour "Mpidis", comme le surnomment les fans, l'équipe a eu trop de matches à disputer en Europe, ce qui a fini par peser sur ses performances au niveau national.

"Il y a bien sûr une grande différence entre les matches de Ligue des champions et ceux du championnat. Sur la scène européenne, nous nous mesurons à de grands clubs, dans de grands stades, devant des milliers de spectateurs", analyse-t-il. "Les équipes jouent toutes de manière offensive. A Chypre en revanche, on accorde plus d'importance à la défense. Dans ces matches-là, il nous manque peut-être de temps en temps ce petit grain de folie qui nous a si souvent réussi au niveau européen."

Le milieu de 30 ans sait de quoi il parle, car il a déjà parcouru quelques étapes au cours de sa carrière. Il a quitté l'APOEL Nicosie pour tenter sa chance en Grèce, au Panathinaïkos et au PAOK Salonique. Puis il a joué au FC Carl Zeiss Iéna, alors en deuxième division allemande, avant de revenir en 2008 dans sa ville natale et de retrouver le club de ses débuts. "J'essaie toujours de m'améliorer, afin de conserver le plaisir de jouer au football le plus longtemps possible", souligne-t-il. 

Un exploit après l'autre
Après la performance historique livrée par son club cette saison, il veut aussi réaliser quelque chose de grand avec l'équipe de Chypre. Le milieu de terrain rêve de voir son pays décrocher sa première qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA™. "Nous n'avons encore jamais réussi à nous qualifier et cela me rend triste. J'ai toujours voulu participer à un tel tournoi. Mais les joueurs chypriotes ont trop peu l'occasion de jouer dans leurs clubs", regrette l'international. Dans la compétition préliminaire de l'édition 2014 du grand rendez-vous mondial, Chypre devra se mesurer à la Norvège, la Slovénie, la Suisse, l'Albanie et l'Islande. 

Reste à savoir si Chypre sera capable de créer la surprise dans les qualifications pour l'épreuve suprême comme l'a fait ll'APOEL en Ligue des champions de l'UEFA. Charalampidis, lui, a déjà son avis sur la question : un exploit était toujours possible.