Le Paris Saint-Germain a empoché à Brest sa troisième victoire de suite à l'extérieur (1-0) à l'issue d'un match peu convaincant mais globalement maîtrisé qui lui permet de maintenir l'écart sur Montpellier en tête de la Ligue 1, samedi lors de la 21e journée.

Le PSG n'aura pas eu besoin de sortir le grand jeu face à des Brestois beaucoup trop limités offensivement en l'absence de Nolan Roux, parti à Lille, pour que se poursuive leur invincibilité à Francis-Le Blé cette saison.

Si Carlo Ancelotti peut se réjouir de cette quatrième victoire en quatre matches sur le banc parisien, la manière lui a sans doute moins plu.

Le technicien italien a également perdu sur blessure, après Pastore, deux pièces maîtresses: Ménez, qui a déclaré forfait avant le match en raison d'une contracture, et Sissoko, sorti peu avant la pause.

Mieux entrés dans le match grâce à un pressing exercé haut et à l'activité de Nene, Gameiro et Bodmer, positionné en soutien de l'attaquant international en raison du forfait de Menez, les Parisiens n'ont pas réussi à concrétiser leur domination (tête de Jallet, 8e, frappes de Gameiro, 17e, et Nene, 20e) et se sont exposés au retour des Brestois.

Après l'ouverture du score de la jambe par Bisevac sur un corner de Jallet alors que les Brestois jouaient à dix en raison de la blessure de Zebina (6e), les hommes d'Ancelotti ont beaucoup trop reculé dans le sillage d'une charnière centrale Lugano-Sakho assez fébrile.

Paris trop nonchalant
Sirigu, déjà sollicité sur une frappe de Licka (25e), repoussait difficilement des deux poings un puissant tir d'Alphonse (28e), avant que Grougi ne rate le cadre (41e). Un trou d'air parisien d'une bonne vingtaine de minutes seulement interrompu par une belle reprise de volée de Bodmer sur la barre après un coup franc de Nene (43e).

Paris a été encore moins inquiété en seconde période par des Brestois seulement dangereux sur une tête de Baysse (73e) malgré un dernier quart d'heure lors duquel ils ont poussé, mais de façon désordonnée, sur le but de Sirigu.

Le club de la capitale a tranquillement géré son avance sans réussir à se mettre à l'abri, Nene trouvant Elana d'une puissante frappe (51e) avant que Bodmer, légèrement sur le côté gauche de la surface, ne pique son ballon un peu trop au-dessus de la barre du portier brestois (57e). Nene faisait ensuite de nouveau briller Elana d'une bonne frappe (76e).

Mais le PSG, chez qui Nene, par ses permutations et sa qualité de pied, et Bodmer, grâce à son jeu en déviation, ont été les plus intéressants, a souvent été trop nonchalant et a peiné à trouver Gameiro dans les trente derniers mètres.

Au moins a-t-il enfin réussi à gagner sans Pastore. Mais cette trop grande facilité déjà aperçue cette saison pourrait lui coûter cher face à de plus grosses écuries.