"On est dans le vrai", a estimé l'entraîneur de l'OM Didier Deschamps, malgré le nul (2-2) concédé face à Lyon dimanche lors de la 22e journée de Ligue 1, alors que son équipe, privée de Mbia, Gignac ou encore Valbuena, menait 2 à 0 peu après la demi-heure de jeu.

Etes-vous satisfait de ce point pris et de la prestation de votre équipe ?
Oui et non. Oui, car on a eu la chance de mener 2 à 0 en effectuant 35 premières minutes de très bonne qualité. Non, car après on s'est relâché en prenant ce but qu'on peut éviter et en prenant ce 2e but casquette. Même si il y a eu remobilisation à la mi-temps, ça a donné plus de force à Lyon, ils ont eu plus d'occasions que nous et ils ont failli nous punir en fin de match. Ils ont marqué deux buts sans que ce soit vraiment des occasions. On a des enchaînements de match tous les trois ou quatre jours. Evidemment que ce n'est pas un grand résultat ce soir, mais on a pris 7 points sur 9 face à ces trois adversaires directs (Lille, Rennes, Lyon, ndlr). On n'avait pas la ressource sur la fin de match pour inverser la tendance ou amener de la fraîcheur sur le plan offensif.

Devant l'écart se creuse, avec les victoires du PSG et de Montpellier. Ce nul n'arrange personne ?
C'est un point de pris. Dans notre situation, l'idéal c'est de gagner tous les matches jusqu'à la fin. Devant ils tiennent un rythme très élevé, le nôtre est bon. On est sur une spirale positive même s'il n'y a pas eu la victoire au bout.

Souleymane Diawara, juste rentré de la Coupe d'Afrique des Nations, n'était pas au mieux. Fallait-il le titulariser ?
Charles (Kaboré) qui est rentré un peu plus tôt (mardi contre mercredi, ndlr) était plutôt bien. Les organismes ont été sollicités, avec une température en Afrique de 30° et beaucoup d'humidité. J'ai vu Souleymane plutôt bien à l'entraînement. Parfois ça se passe bien ou mal, après c'est toujours plus facile à dire. Ce n'est pas évident de toute façon de jouer sous de grosses chaleurs et de rentrer avec une telle différence de température. Il est malheureux sur le 2e but, je ne veux pas l'accabler ce soir, il aura le temps de se rattraper.

Paris gagne et l'écart se creuse...
Paris ? Ils étaient déjà loin de nous. D'où on part on peut toujours rêver. Mais ce qui compte ce n'est pas de regarder Paris, c'est surtout nous, on est sur un enchaînement positif, mais il reste pas mal de matches et pas mal de points d'avance, pour Paris et Montpellier.

Sentez-vous l'équipe émoussée ?
Non, mais pour mettre un coup de reins à la fin, c'était plus difficile. On a joué à Rennes, puis cette demi-finale (contre Nice) finie à dix. Donc c'est compliqué. Pour pouvoir aller chercher autre chose il aurait fallu plus de jus, on a contrôlé, surtout en fin de match. En championnat on n'a eu que trois matchs depuis la reprise, contre trois adversaires directs, avec 2 victoires et un nul. On a enchaîné Coupe de France et Coupe de la Ligue. On est dans le vrai, il faut garder absolument cette dynamique.