Avec un effectif renforcé à coup de millions et une superstar en attaque (Ibrahimovic), le PSG n'aura aucun rival sérieux cette saison en L1, le titre de champion, le premier depuis 1994, étant un objectif difficilement contournable pour le club des Qatariotes qui ambitionne également de faire bonne figure en C1.
Toute autre place en Ligue 1 que la première à l'issue de l'exercice 2012-13 constituerait une catastrophe industrielle pour QSI (Qatar Sports Investments) et le Prince héritier du Qatar, qui ont véritablement fait basculer Paris dans une autre dimension cet été.
En enrôlant Ibrahimovic à prix d'or (14 millions d'euros annuels nets d'impôts), le PSG et ses nouveaux propriétaires ont démontré leur force de frappe financière sans égale et mis enfin la main sur ce joueur de classe mondiale qui leur a longtemps fait défaut après les échecs des dossiers Beckham, Pato et Tevez.
Mais le club de la capitale ne s'est pas arrêté là. Avec le Brésilien Thiago Silva, il s'est attaché les services de celui qui est considéré comme le meilleur défenseur du monde, alors qu'Ezequiel Lavezzi, feu-follet argentin de Naples, sera chargé de faire exploser les défenses dans le sillage du surpuissant Ibra. Et le jeune espoir brésilien Lucas Moura les rejoindra en janvier, après avoir été acquis mercredi pour 35 à 40 millions d'euros.
Toit de l'Europe
La facture totale est astronomique puisque les Qatariotes ont dépensé plus de 200 millions d'euros en un an pour renforcer leur équipe. Difficile dans ces conditions d'éviter l'étiquette d'équipe à battre et de grandissime favori de la Ligue 1.
Les Parisiens, dont l'objectif est de marcher sur le toit de l'Europe dans les années qui viennent, ne cachent d'ailleurs pas que le titre constituera un impératif dans un premier temps, après la 2e place frustrante décrochée la saison dernière derrière le surprenant Montpellier.
"On voudrait cette fois être premier, et être compétitif en Ligue des champions", a déclaré l'entraîneur Carlo Ancelotti. L'Italien aux 4 C1 (2 en tant que joueur, 2 en tant que technicien) n'aura pas le droit à l'erreur, lui qui a débarqué en décembre 2011 à Paris alors que le club pointait au sommet de la L1 pour terminer six mois plus tard derrière Montpellier, au budget quatre à cinq fois inférieur.
Pour le directeur sportif Leonardo, il est aussi temps d'engranger les premiers succès sous peine de s'attirer les foudres venues de Doha et de voir sa position extrêmement fragilisée.
Eventuels caprices de diva
Le pléthorique effectif parisien fait en tout cas froid dans le dos, chaque poste étant doublé, voire triplé. D'autant que rien ne dit que le mercato soit bel et bien terminé dans la capitale malgré ce que clament haut et fort Ancelotti et "Leo". Les choses pourraient encore bouger d'ici le 4 septembre, date de la fermeture du marché des transferts, surtout si les joueurs susceptibles de partir finissaient par avoir un bon de sortie (Nene, Sakho, Bisevac, qui pourrait être échangé avec le Lyonnais Réveillère).
Les seuls dangers qui guettent le PSG en France concernent la concurrence interne, que certains Parisiens vont découvrir à leurs dépens, et la gestion des éventuels caprices de la diva Ibrahimovic.
Au-delà de la L1, cette saison va également marquer le retour du PSG sur la grande scène européenne, le Graal des Qatariotes. L'arrivée d'Ibrahimovic donne des arguments de poids aux Parisiens qui redécouvrent la Ligue des champions pour la première fois depuis 2004.
Là aussi, une sortie de route trop rapide s'apparenterait à un échec cuisant, même si le PSG sera reversé dans le 3e ou le 4e chapeau lors du tirage au sort de la phase de poules.
