L'entraîneur de Lyon, Rémi Garde, confie qu'il est "sur le qui-vive sans arrêt", étant donné les incertitudes concernant plusieurs joueurs en attente de transfert, même si son effectif est "heureux de reprendre" le championnat, samedi à Rennes.

Ressentez-vous une certaine excitation à l'approche de l'ouverture de la Ligue 1?
Nous avons fait six semaines de préparation avec le Trophée des champions (victoire aux tirs au but contre Montpellier) qui était une bonne répétition de la compétition tout comme le dernier match, samedi à Porto (0-0). Le groupe a très envie de reprendre comme l'a démontré la bonne semaine de travail que nous venons de réaliser. Nous sommes heureux de reprendre.

La promotion des jeunes se confirme à l'OL. Avez-vous envie de réussir ce pari cette saison?
Oui, bien sûr mais j'espère que ce sont surtout les joueurs qui ont envie de réussir ce pari. Je suis là pour mettre en oeuvre et leur faire confiance mais cela doit avant tout venir d'eux-mêmes. Je sais que pour eux ce n'est pas toujours facile car l'attente est importante au club au niveau des résultats. La compétition entre eux est importante. Elle est stimulante pour les faire progresser. Parfois, c'est difficile car nous sommes dans un milieu où règne l'impatience qui n'est pas bonne conseillère. Il y a des périodes pour être impatients et dans un projet, il faut être patient. Cela va à l'encontre du milieu du football et du monde dans lequel nous vivons. Ce sont des jeunes qui sont parfois influencés et pas que de manière positive. Cela peut être compliqué mais je sais que j'ai des jeunes joueurs avec beaucoup de qualités.

Vous avez concédé beaucoup de buts la saison dernière. Comment allez-vous remédier à cela?
Je n'ai pas oublié d'avoir souligné l'été dernier que la saison précédente (2010-2011), nous avions déjà concédé plus de buts que lors de la saison d'avant (2009-2010). Il s'agit d'arrêter cette mauvaise spirale. Il y a un travail tactique qui a été réalisé mais cela ne suffit pas. Il y a aussi un état d'esprit à avoir et la qualité des joueurs. C'est un ensemble. A Porto, contre une équipe de haut niveau efficace dans les matches amicaux face à laquelle nous n'avons pas concédé de but, nous avons donné un bon signal en ce sens.

Rémi Garde, avez-vous du nouveau sur le mercato et l'éventuelle arrivée de Milan Bisevac?
Non. Les discussions se poursuivent. Aucun accord n'a encore été trouvé. Son arrivée entraînera probablement le départ d'Anthony Réveillère dans le sens inverse, au PSG. Sera-t-il dans le groupe samedi à Rennes? Je ne sais pas. Tant qu'il est joueur de l'OL, il postule à une place. Nous verrons. Je n'exclus rien y compris pour Michel Bastos (ndlr: en attente aussi d'un transfert). 

Comment gérez-vous ces éventuels départs?
Je suis sur le qui-vive sans arrêt. J'essaie de projeter tous les cas de figure, de discuter avec les joueurs pour qu'ils se sentent bien, quel que soit le scénario qui arrive. Nous avons vécu la même situation il y a un an. Je ne suis pas le seul à la vivre, d'ailleurs, mais j'essaie de la gérer du mieux possible.