Recruté dans les dernières heures du mercato par le VAFC, le globe-trotter Anthony Le Tallec, déjà auteur de quatre buts et une passe décisive en cinq rencontres, a trouvé sa place dans le Nord.

"J'ai l'impression que Valenciennes est un club fait pour moi, confirme l'attaquant du club nordiste. Ça m'arrive alors que j'ai 28 ans, mais il vaut mieux tard que jamais. Ici, tout me correspond: le collectif, le système, les joueurs, les installations, la ville et les gens qui sont sympas. Tout ça fait que je me sens bien."

Auteur d'un bon début de saison avec Auxerre (quatre buts et une passe en huit rencontres), le buteur n'a pas tardé à confirmer ses performances à la pointe de l'attaque valenciennoise, devenue la meilleure de L1 après son arrivée (19 buts inscrits).

D'emblée omniprésent dans le jeu offensif du VAFC, celui qui a été champion du monde en 2001 avec l'équipe de France des moins de 17 ans surfe sur une vague de confiance sans se fixer de limites.

"Je suis dans une bonne période et il faut juste en profiter. Quand c'est comme ça dans le foot, il faut tenter et retenter, et ça finit par rentrer. Je ne vais pas me fixer d'objectif de buts. Je ne suis pas un joueur qui se met la pression ou se prend la tête", assure le N.19 du VAFC.

"J'ai connu un très grand club"
Ses bonnes performances, qui coïncident d'ailleurs avec l'excellente passe de son équipe, cinquième après neuf journées de L1, semblent en tout cas signer le renouveau du joueur. Ces performances font du bien au moral d'un joueur qui ne parvient toujours pas à arracher l'étiquette d'éternel espoir trop rapidement parti pour l'Angleterre (2003).

"C'est vrai, mon nom est toujours lié à Liverpool, mais c'est aussi grâce à ça qu'on me connaît. J'ai connu un très grand club, ce que de peu de joueurs vivront. Et j'ai gagné la Ligue des champions, rappelle-t-il. Je n'ai aucun regret, même si, par moments, je me dis que je suis peut-être passé à côté d'une très grande carrière."

Pas question pour autant de parler de gabegie. "Le mot gâchis, ça m'emmerde. La carrière d'un footballeur est comme ça, parfois. Quand j'ai été prêté pendant quatre ans par Liverpool, ça a été dur. J'ai failli lâcher, mais j'ai tenu le coup grâce à ma passion, le foot, et j'ai acquis un mental d'acier", préfère-t-il "positiver".

Et en ce qui concerne l'avenir de son nouveau club, Valenciennes, équipe surprise de ce début de championnat, l'attaquant reste prudent. Lui sait mieux que quiconque que tout peut aller très vite dans le football.

"C'est inutile de se mettre la pression pour rien. On doit juste profiter de la dynamique et on fera un point à la trêve, assure-t-il. Après, on verra où on peut aller". Anthony Le Tallec, lui, ne semble en tout cas plus avoir envie de bouger.