L'ancien champion du monde Laurent Blanc a dirigé mardi sa première séance en tant qu'entraîneur de club à Bordeaux (L1), semblant se glisser sans appréhension dans son nouveau costume avec un discours et des méthodes traduisant déjà une certaine ambition.

"Je leur ai dit bonjour et fait comprendre qu'ils ont repris, en espérant qu'ils avaient bien profité de leurs quatre semaines de vacances car il va falloir serrer les dents", a résumé Blanc, qui a ensuite pris un repas en commun, histoire de faire mieux connaissance.

A l'origine, les retrouvailles officielles devaient avoir lieu mardi après-midi, mais l'entraîneur les a anticipées en conviant ses futurs joueurs dès le matin au Haillan pour une prise de contacts.

Une deuxième initiative du "Président", qui suivait l'avancement de trois jours de la date de reprise. "Je voulais que tous les tests médicaux soient réalisés avant de partir en stage dimanche, a expliqué Blanc. J'aime mieux qu'ils en bavent maintenant pour qu'ils en fassent baver aux autres durant la saison."

Volontariste
"A partir d'aujourd'hui vous êtes devant une pompe à essence, vous remplissez le réservoir", a lancé un Blanc volontariste qui a déjà séduit sur son nom (Planus et Chamack ont prolongé), en attendant peut-être de convaincre Mavuba et Faubert, annoncés pourtant partants, de rester.

Mêlant le geste à la parole, il part courir avec ses hommes en forêt, délègue à son adjoint Jean-Louis Gasset les premiers exercices avec ballon, observe, discute avec les "anciens" du staff Eric Bédouet et Dominique Dropsy, glisse ici ou là un mot ou deux.

Et ce ne sont pas les fumigènes ni les banderoles déployées par les Ultramarines, l'un des plus importants groupes de supporters bordelais "venus autant lui souhaiter la bienvenue que manifester (leur) mécontentement après la fin de saison dernière" qui le troublent. "Le sport de haut niveau, c'est du plaisir et du stress", reconnaît-il.

Du terrain à la cellule de recrutement, Blanc semble déjà à son aise. Près de son président Jean-Louis Triaud, il lâche un "je veux trois joueurs de grande qualité dont un défenseur central (...) Trois joueurs supplémentaires, ce n'est pas irréfléchi quand on a cinq joueurs en moins".