A peine la pire saison de l'histoire du club terminée, le Paris SG se retrouve déjà avec un imposant paquet sur les bras, celui de son effectif pléthorique, que les dirigeants tentent vainement d'amaigrir, alors qu'aucune recrue n'a encore été enregistrée.

Le problème, avant même que la saison ne débute, est en tout cas déjà ciblé. Le Paris SG, avec 31 joueurs sous contrat, est plein à craquer et ne peut pas envisager de débuter la saison sur ces bases.

"Je ne pense pas qu'un entraîneur puisse travailler avec un effectif avec plus de 25, 26 joueurs. 31 est donc trop élevé", a estimé justement le président du club parisien Alain Cayzac, présent mercredi au Camp des Loges pour sa rentrée des classes.

Mais une fois le constat établi, reste à passer aux actes. Et c'est là que les choses se compliquent. Car, selon une source proche du club, le Paris SG a reçu très peu d'offres depuis l'ouverture du mercato. Rien d'étonnant: après une saison calamiteuse, où le club a plus flirté avec la L2 qu'avec les sommets, peu de joueurs parisiens se sont mis en évidence et attiré l'oeil des recruteurs. Et ceux qui ont réussi à émerger, le Paris SG ne serait pas forcément tenté de les vendre.

"Cela ne bouge pas"
"Ils sont dépendants de ces offres car elles vont conditionner leurs arrivées. Et en l'occurence, pour l'instant, cela ne bouge pas", a expliqué un agent.

Pour l'instant seuls David Rozehnal (transféré à Newcastle), Albert Banning (prêté à Sedan) et le troisième gardien Nicolas Cousin (transféré à Angers), sont partis. Mais c'est un coup à blanc puisqu'ils ont été remplacés par quatre jeunes joueurs pros engagés depuis la fin du championnat (Mahmadou Sakho, Loris Arnaud et Younousse Sankharé et Granddi Ngoyi).

Tout cela retarde le mécanisme des transferts, dont on se demande finalement ce qui va pouvoir l'enclencher. Alain Cayzac et Paul Le Guen demandent de la "patience", mais elle ne suffira peut-être pas.

Un autre souci risque également de se greffer: la gestion des indésirables.

En dehors du marronnier des retours de prêts souvent problématiques, comme en atteste l'absence mercredi de Fabrice Pancrate et de Carlos Bueno qui ont séché leur rentrée sans préavis, comment arriver à garder des joueurs qui ont depuis bien longtemps été annoncés sur le départ?

"Pas de +loft+"
Le cas le plus emblématique est celui de Bonaventure Kalou. Délaissé par le staff lors de la dernière partie de saison, le joueur avait laissé transparaître son mal-être en fin de saison sans cacher son envie d'aller voir ailleurs.

Mais, si Lens et Toulouse se sont manifestés, rien ne s'est concrétisé pour celui que Cayzac avait décrit comme "intrinsèquement le meilleur joueur de L1". Le joueur a indiqué mercredi qu'il allait rencontrer prochainement ses dirigeants. "Je vais en reparler, mais si c'est pour partir sur les mêmes bases que la saison dernière, ce n'est pas la peine", a-t-il dit à l'AFP.

Interrogés sur ces cas épineux, Cayzac a assuré que tous les joueurs pour l'instant sous contrat étaient des joueurs du Paris SG à part entière. "Il n'y aura pas de +loft+ au club, qui est un concept que je trouve honteux. Tous les joueurs qui sont là, le sont à part entière. Maintenant, demain, tous ne seront pas là".

"Il y aura probablement des mouvements de joueurs en juillet, avec des départs et des arrivées. On a encore un mois et demi pour préparer la saison et deux mois et demi pour peaufiner l'effectif", a tenté de se rassurer Alain Cayzac... Déjà.