Victime début septembre d'une entorse au genou gauche puis d'une nouvelle entorse à cette même articulation le 6 octobre au Mans lors de son match de reprise, le gardien niçois Hugo Lloris devrait réintégrer son poste dimanche face à Paris. S'il avoue avoir un peu "gambergé" à l'occasion du premier coup dur enduré dans un début de carrière en tous points réussi, le gardien de but international Espoirs retrouve avec ambition le groupe azuréen, "dans lequel il se passe quelque chose".

Comment vous sentez-vous après cette longue indisponibilité?
"Il n'est pas facile de rester sur la touche et de rechuter. Peut-être avais-je repris trop tôt en octobre, mais j'ai surtout été victime d'un mauvais concours de circonstances. Cela me servira d'expérience. Cette fois, je suis revenu très progressivement, en participant notamment à deux matches avec la réserve, non pas pour réaliser des exploits mais juste pour retrouver les repères. La CFA sert à ça. Au-delà des résultats (deux défaites), je me suis régalé sur le terrain. Je me sens de mieux en mieux. Je manque de compétition, mais la perspective excitante de jouer Paris peut le compenser".

Appréhendez-vous de reprendre justement devant le PSG, seule équipe invaincue en déplacement?
"Non, j'y vais l'esprit libre, je compte quand même 50 matches de L1. Et sans crainte pour mon genou. Bien sûr, il me faudra soigner l'échauffement et être très attentif dans les premières minutes. L'adversaire facilitera ma concentration. Je redoute la vitesse des attaquants parisiens et leurs dernières passes, Rothen peut mettre le ballon où il veut. Je suis surtout heureux de retrouver mon équipe. Je suis très satisfait (rires) de ce qu'elle a fait en mon absence. Je veux souligner les belles performances de Lionel Létizi. Il se passe quelque chose dans ce groupe. C'est privé! Mais il y a une formidable ambiance, des résultats et un peu de réussite.

Depuis le 24 janvier, Nice est invaincu à domicile. Pensez-vous à l'Europe ?
"Franchement, on n'y pense pas. Mais la confiance règne au Ray. C'est là que nous avons assuré le maintien l'an passé. Il est vrai que demeurer invaincu chez nous marque les esprits. Quant à décrocher une place européenne, cela me semble encore difficile, même si dans ce championnat tout semble réalisable. Il ne faut pas voir trop haut, juste prendre les matches comme ils viennent. Nous en avons cinq gros (PSG, Monaco, Bordeaux, Lyon, Valenciennes) pour finir 2007. Essayons de les gérer au mieux, après nous verrons. "