Nice, 8e de L1, en recevant dimanche un Paris SG à l'aise en déplacement, entame une série de gros matches (Monaco, Bordeaux, Lyon, Valenciennes) sans pression particulière, mais avec l'ambition de traverser l'hiver dans un confort recherché jusqu'à l'avant-dernière journée la saison passée.

Instruits des pénibles conséquences d'un démarrage raté, les Niçois restent somme toute dans le droit fil de leur belle seconde partie de parcours 2006-2007 (1,42 points de moyenne contre 1,43 actuellement).

Le Ray, chasse gardée. Depuis le 24 janvier et la victoire de Toulouse (0-1), Nice protège jalousement son jardin secret dans lequel il a assuré son maintien. Il n'accorde d'ailleurs qu'un minimum de liberté aux attaquants adverses (3 buts encaissés). Les deux nuls (1-1) concédés dans les toutes dernières minutes à Rennes (4e j.) et Toulouse (5e j.) ont laissé pas mal d'amertume aux Niçois qui sont bien décidés à préserver cette invincibilité le plus longtemps possible. Paris, seule équipe invaincue à l'extérieur, est prévenu.

Une défense de fer. C'est dans la culture du GYM toujours mieux classé dans ce secteur de jeu (2e derrière Nancy) depuis son retour dans l'élite en 2002. Le capitaine Olivier Echouafni y voit "la marque de fabrique d'une équipe de caractère comptant des joueurs à fort tempérament et défendant en bloc avec des valeurs de solidarité et de combativité".

La loi du milieu. Ce secteur n'a connu que peu de changement, seul Cyril Rool, descendu d'un cran au poste de latéral gauche, ayant été remplacé par David Hellebuyck, un déçu de la capitale. "Nous avons nos habitudes, nos repères", souligne ainsi Florent Balmont auteur d'un début de saison de haut niveau. "Il n'y a même pas besoin de se regarder, on se comprend", assure aussi Echouafni. Plus impressionnante dans la récupération et la construction que dans la finition, cette ligne-là commence à engranger en déplacement, point faible jusqu'alors, les fruits de son gros travail (une victoire, deux nuls).

Baky Koné efficace. Meilleur réalisateur niçois avec 6 buts, tous marqués au Ray, l'international ivoirien a célébré avec éclats la fin de ses tracas de santé dus à une épaule qui avait la fâcheuse habitude de se déboîter. Titularisé à 11 reprises, l'explosif attaquant niçois tient à réussir son championnat avant d'éventuellement en découvrir un autre.

Le maintien en objectif. Les Niçois affirment avoir trop souffert, l'an passé, pour regarder au-delà des 42 points du maintien. "Il sera bien temps ensuite de viser plus haut", plaident-ils. L'absence de profondeur de leur banc et les futures absences de Koné (Côte d'Ivoire), Kanté et Diakité (Mali), Apam (Nigéria) et Job (Cameroun) durant la CAN limitent fatalement les possibilités d'un groupe alliant parfaitement "jeunesse, expérience et esprit de revanche" aux yeux du coach Frédéric Antonetti. Ce dernier assure n'avoir fixé aucun tableau de marche d'ici la trêve hivernale. Ni tiré de plan sur la comète dans un championnat loin d'être décanté derrière Lyon. Mais après 3 nuls (Lorient, Sochaux, Lille), Nice aspire forcément à améliorer encore son crédit.