L'Inter, non sans difficultés en première période, a battu Fenerbahçe 3 à 0 mardi à Milan, un succès qui permet au champion d'Italie de se hisser en huitièmes de finale de la Ligue des champions une journée avant le terme de la phase de poules.
Assuré, de surcroît, de terminer en tête du Groupe F, c'est un match sans enjeu que le club milanais (1er, 12 pts) disputera lors de la 6e et dernière journée le 12 décembre face au PSV à Eindhoven.
Fenerbahçe (2e, 8 pts) affrontera de son côté le CSKA Moscou (4e, éliminé) à Istanbul, livrant un duel à distance avec le PSV (3e, 7 pts) pour le gain de la 2e place, également qualificative pour les huitièmes.
Le ballottage est cependant nettement en faveur des Turcs, étant donné qu'une victoire les qualifiera, et ce quelle que soit la performance du PSV.
A l'aller, lors de la 1re journée le 19 septembre, Fenerbahçe avait donné bien du fil à retordre à l'Inter et s'était finalement imposé 1 à 0.
A San Siro, au vu des 45 premières minutes, le club turc aurait pu réaliser une performance semblable. Bien en place, rigoureux dans le placement défensif et vif sur ses quelques contre-attaques, il a longtemps empêché son adversaire d'imposer son jeu, au point qu'il n'y eut pratiquement pas d'occasions en première période.
Mais, malheureusement pour Fenerbahçe, compte tenu de la puissance offensive milanaise, la moindre erreur pouvait se révéler fatale. La défense turque allait en commettre deux en un peu plus de dix minutes.
Sur un centre puissant de Maxwell côté gauche, un défenseur, sous la pression de Cruz ne parvenait pas à dégager la balle et laissait l'attaquant argentin profiter d'un rebond heureux pour marquer de la poitrine (55). Peu après, sur un centre de Chivu sur le même côté gauche, Ibrahimovic héritait de la balle et, profitant d'un marquage lâche de Roberto Carlos, prenait le temps de fixer et de tirer en pleine lucarne (66).
A 2 à 0, l'affaire était définitivement bouclée pour l'Inter qui néanmoins, pour fêter dignement les 43 ans de son entraîneur Roberto Mancini, offrait en "cadeau" à ce dernier un dernier but dans les arrêts de jeu (90+2) grâce à une frappe du milieu chilien Jimenez, entré en jeu quelques minutes auparavant.
