Marseille s'est gagné le droit d'espérer une deuxième partie de saison ambitieuse après sa victoire étriquée face au Mans (1-0), très accrocheur jusqu'au bout, samedi au Vélodrome lors de la 19e journée de L1.
Grâce à cette victoire comptablement rentable, l'OM a en effet poursuivi une jolie série de 7 matches sans défaite en championnat, qui lui permet de se garder en ligne de mire -- lointaine -- une place européenne en fin d'exercice.
Le président Pape Diouf a d'ailleurs assuré avant le match que les objectifs du club, à savoir une qualification en Ligue des champions, n'étaient "pas revus à la baisse". Comme lors de la saison dernière, l'OM prend le pari de la course-poursuite post-trêve, après une première partie de saison longtemps famélique...
Marseille offrait deux visages en une mi-temps. Le premier, séduisant, nourri d'un jeu en mouvement, d'appels intelligents, sous la conduite de Nasri en parfait aiguilleur. C'est lui qui lançait Niang, en cloche, pour le premier but côté droit, d'une frappe puissante du Sénégalais (14).
Nasri venait de bénéficier d'un gros travail de récupération de Cissé, au four et au moulin en ce début de rencontre. Remiseur, pas avare de pressing, et manquant d'un rien le premier but dès la 2e minute sur une ouverture de Cheyrou, l'ex-meilleur buteur de L1 témoignait d'une envie de tous les instants.
Etiolement
Mais après un début de sprinteur, l'OM baissait
de rythme, puis donnait des signes d'inquiétude en défense.
Sans Rodriguez ni Givet, l'axe composé de Zubar et Leyti N'Diaye, dont c'était le 1er match en L1 depuis la saison 2004-2005, n'avait pas tous les automatismes requis. Et Taiwo, côté gauche, errait parfois dans ses placements. Matsui, d'une frappe sur la transversale, en profitait presque (34), tout comme Gervinho de la tête (38).
Le début de seconde période n'avait rien de renversant. Comme une trêve qu'on attend... Jusqu'à une frappe rasante de Niang (55) et un contre de Le Tallec distançant Zubar mais pas Mandanda, auteur d'un plongeon salvateur (64).
Restait le travail de M'Bami à la récupération et l'envie, répétée mais jamais récompensée de Cissé. Mais aussi un bloc marseillais qui descendait au fil des minutes, à l'instar d'un Nasri à la lucidité s'étiolant, sans pour autant générer de franches occasions mancelles. A l'exception d'une lourde frappe de De Melo dans le temps additionnel, que Mandanda détournait au grand soulagement du Vélodrome.
