Auteurs d'une première partie de saison décevante, le Paris SG et Marseille, également confronté au cas Cissé, devraient animer, à partir du 31 décembre à minuit, un marché hivernal des transferts qui sera aussi marqué par le départ de nombreux joueurs africains à la CAN.
Dans l'obligation de renforcer un effectif qui a largement montré ses limites, le PSG est sans doute le club qui devrait se montrer le plus actif durant cette session de rattrapage prévue jusqu'au 31 janvier.
"Je souhaite des joueurs pouvant apporter quelque chose", a déclaré samedi, l'entraîneur du PSG Paul Le Guen, sans plus de précisions. Une manière élégante de pointer les insuffisances de son groupe actuel. Mais tout dépendra de l'enveloppe allouée par les actionnaires du club.
D'ores et déjà, Paris, qui a fait du secteur offensif sa priorité, devrait officialiser dans les prochains jours l'arrivée de l'attaquant caennais Yoan Gouffran.
Le PSG s'est également positionné sur le dossier Fred. Mais le président de Lyon, Jean-Michel Aulas, en négociateur rusé, a fixé la barre à 15 millions d'euros pour son attaquant brésilien, barré par l'éclosion de Benzema, et refuse d'envisager un prêt.
L'influence de la CAN
Le reste du mercato parisien sera tributaire des départs, le
club de la capitale ayant besoin de réduire sa masse salariale
avant de se lancer dans une campagne ambitieuse de recrutement.
Mais là aussi, les choses ne seront pas forcément simples à gérer. Poussé vers la sortie en début de saison mais redevenu titulaire, Yepes devrait ainsi honorer les six derniers mois de son contrat, tout comme Pauleta, désormais remplaçant de luxe malgré un salaire mensuel brut estimé à 365000 euros. Frau (Lille, Sochaux) ou Gallardo (retour en Amérique du Sud) sont, en revanche, partants.
Marseille sera l'autre tête d'affiche de ce marché. L'OM doit tout d'abord clarifier la situation de Cissé, acheté à Liverpool près de 9 millions d'euros mais qui s'avère être l'une des plus grosses déceptions du championnat.
Toutes les options sont envisageables même si le départ à la CAN (20 janvier-10 février au Ghana) du meilleur buteur olympien, le Sénégalais Mamadou Niang, est de nature à relancer l'international français.
Ce rendez-vous africain influera, quoi qu'il arrive, sur l'activité des dirigeants marseillais qui pourraient perdre leur arrière gauche Taiwo (Nigeria) et les milieux Mbami (Cameroun) et Ayew (Ghana).
Lyon sera sage
Le directeur sportif, José Anigo, a indiqué vouloir enrôler
"au moins trois joueurs, soit un défenseur latéral, un
attaquant de couloir et peut-être un attaquant d'axe" et
confirmé l'intérêt de l'OM pour le défenseur argentin de
Boca Juniors Juan Angel Krupoviesa et l'ailier de Lens Kanga
Akalé.
L'OM s'est déjà assuré la signature du jeune milieu burkinabé de Libourne Saint-Seurin, Charles Kaboré, âgé de 19 ans, mais cette arrivée est plus un pari sur l'avenir qu'une nécessité immédiate.
Fringant dauphin de Lyon en Ligue 1, Nancy, resté inerte à l'intersaison, devra aussi anticiper le départ de ses Africains (Hadji, Chrétien, Zerka, Nguemo) pour rester dans le groupe de tête. Même constat mais en bas de tableau pour Lens qui va vivre une véritable saignée avec la CAN (départs de Dindane, Coulibaly, Sidi Keita, Akalé, Mangané).
Avec les retours de blessures de Cris et de Coupet, Lyon est dans une problématique inverse et cherchera avant tout à se débarrasser de joueurs inutilisés. Outre Fred ou le Tchèque Baros en attaque, l'Algérien Belhadj, tout juste arrivé de Sedan, est très sollicité.
