Manchester United, qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions, mardi soir à Old Trafford, aux dépens de l'Olympique lyonnais, a fait la différence sur l'animation du jeu dans les couloirs, au retour comme à l'aller.
L'OL s'est incliné sur la plus petite des marges (1-0) mardi, avec un but de Cristiano Ronaldo inscrit en fin de première période (41), à la conclusion d'une action excentrée des Mancuniens sur laquelle la responsabilité des latéraux Fabio Grosso et François Clerc est engagée.
Après un dédoublement entre Nani et Wes Brown, le centre de ce dernier a été mal renvoyé d'une tête plongeante, quasiment au ras du sol, de Grosso qui aurait pu mettre le pied, alors qu'à la fin de l'action, Clerc a manqué de promptitude pour dégager un ballon pourtant accessible (41).
A l'aller, déjà, un centre adressé de l'aile droite par Nani, mal renvoyé par Fred, avait permis à Carlos Tevez d'égaliser à trois minutes de la fin (1-1).
La supériorité de ManU dans le jeu des couloirs, aussi bien dans la phase offensive que dans les situations défensives, a donc été déterminante.
C'est d'ailleurs l'un des points fort traditionnels de Manchester United et pour lequel sa profondeur de banc lui permet d'avoir plusieurs solutions de rechange, ce qui n'est pas vraiment le cas de l'OL, qui compte surtout sur les phases arrêtées de Juninho ou le talent individuel de Karim Benzema pour la différence, mais rarement sur la qualité des centres. Insuffisant à ce niveau de la compétition.
Manque de soutien
Ainsi, United a pu compter sur la disponibilité permanente
dans les couloirs de Brown, à droite, et de Patrice Evra sur le
côté gauche, pour créer des décalages, alors qu'ils n'ont
que rarement été bloqués par Sidney Govou et encore moins par Hatem
Ben Arfa.
C'est une nouvelle fois du côté gauche, celui de Grosso, cible des critiques pour son jeu défensif, que le premier but a été concédé. Il s'est encore avéré le point faible de l'organisation lyonnaise comme souvent sur les buts concédés en Championnat de France avec un international italien, mal protégé il est vrai, et souvent en difficulté dans ses interventions défensives.
Du côté de l'OL, les joueurs offensifs comme Govou ou Ben Arfa, les joueurs de couloirs, n'ont pas eu le soutien escompté de la part de Clerc ou Grosso et n'ont jamais débordé leur adversaire direct. Ainsi, hormis sur un tir heurtant le poteau de Kader Keita (74), l'équipe lyonnaise ne s'est créé aucune occasion franche, faute d'avoir suffisamment pesé sur l'arrière garde mancunienne comme ManU a pu le faire sur celle de Lyon.
Mais l'Olympique lyonnais peut nourrir quelques regrets, car il concède cette défaite sur la seule véritable occasion de Manchester, alors qu'il a fait jeu égal dans l'axe de l'entrejeu et avec une défense centrale Cris-Squillaci qui a offert aussi une solide résistance.
