Le Paris SG, au bout d'un match fou, a réussi, grâce à un doublé de Diané, à remporter le match le plus important de son histoire face à Sochaux (2-1), une victoire synonyme d'un maintien inespéré à l'issue d'une saison incroyable, samedi lors de la dernière journée de L1.
L'image restera sans aucun doute à jamais dans l'histoire du club: celle de ce ballon poussé du bout du pied par Diané, roulant tout doucement pour passer à deux centimètres du poteau de Teddy Richert et entrer dans les cages vides. Un but marqué à la 83e minute qui sauvait alors tout un club.
Les images du banc parisien laissant éclater sa joie resteront elles aussi dans les annales de ce club qui est passé très près d'une honteuse relégation.
Certains avaient dit que le but de Clément marqué contre Saint-Etienne (1-1 lors de la 37e journée) au Parc des Princes valait de l'or. Le point du nul avait offert une toute petite longueur d'avance à Paris contre Lens et Toulouse avant la dernière journée.
Mais avec son doublé (22,83), l'Ivoirien Diané a peut-être inscrit les deux buts les plus importants de l'histoire du Paris SG, deux buts qui permettent à Paris de terminer la 38e journée à la place où il l'avait entamée: 16e.
Les trois points pris par Paris l'ont préservé du retour de Toulouse (vainqueur de Valenciennes 2-1), alors que Lens n'a pris qu'un point contre Bordeaux (2-2).
Diané ce héros
Avant le but du 2 à 1, les Parisiens, rejoints au score par N'Daw (1-1, 74) ont vécu dix minutes que l'on ne souhaite à personne, qui se sont égrenées comme des heures. Lens venait d'égaliser, situation qui mettait Paris à la merci d'un nouveau but lensois ou d'un deuxième but sochalien.
Le scénario catastrophe prenait alors forme, et l'on sentait que Paris pouvait alors craquer. Mais il ne l'a pas fait.
Nul ne ne pourrait vraiment dire si les primes promises aux Sochaliens en cas de victoire contre Paris ont motivé les hommes de Gillot, qui ne se battaient plus que pour accrocher la 12e place. Mais il parut évident qu'ils n'avaient pas du tout l'intention de laisser filer le match. L'essentiel était de toutes façons ailleurs.
Paris s'est sauvé, mais finit tout de même à la plus mauvaise place de son histoire (16e). Après sa 15e place en 2006/07, cela fait deux saisons que le club semble avoir atteint ses limites, et qu'il joue dangereusement avec le feu.
Le président du Paris SG Simon Tahar avait déclaré avant ce match vouloir en finir avec ce "cauchemar", et le cauchemar est terminé. Mais cette saison laissera tout de même des traces.
Avec une finale de Coupe de France à jouer le 24 mai face à Lyon, le Paris SG est encore en course pour un doublé surréaliste (puisqu'il a remporté la Coupe de la Ligue) dans une telle saison, mais le club va devoir changer.
Les jeux sont désormais ouverts pour savoir qui prendra les rênes. Pour l'instant, le "conseiller sportif" Michel Moulin semble avoir un ascendant. Mais comme l'a démontré cette saison, tout peut arriver au Paris SG.
