Il fallait oser, Coupet l'a fait ! En quittant l'Olympique Lyonnais pour rejoindre l'Atlético de Madrid, le gardien des Bleus a choisi de relancer sa carrière, à un âge où on songe généralement à raccrocher les crampons. Ce pari personnel s'inscrit dans le défi de tout un club, qui est de retrouver son statut de grand club européen.
"Le moment était venu de passer à l'étape suivante", a déclaré l'ancien portier des Gones lors de sa présentation officielle. A 35 ans, Coupet veut faire ses preuves hors de l'Hexagone, dans une compétition unanimement reconnue comme l'une des plus relevées du Vieux Continent. Dans les joutes de la Liga, l'ancien pensionnaire du championnat de France aura comme délicate mission de contrarier les Thierry Henry, "Leo" Messi, Ruud Van Nistelrooy, Frédéric Kanouté et autres David Villa.
". C'est génial de pouvoir vivre de telles expériences. Le football permet ça. Quant à l'Atlético, c'est un club bourré d'ambition, comme je m'y attendais", confie "Greg" dans un entretien accordé au journal L'Équipe.
Un nouveau défi
La venue de Grégory Coupet n'est certainement pas le transfert le plus médiatique de l'histoire du club. Mais pour l'entraîneur de l'Atlético, le Mexicain Javier Aguirre, il est important de pouvoir compter sur un gardien d'expérience au moment de s'engager dans une saison qui s'annonce chargée. Entre la Liga, la Coupe du Roi et leur retour en Ligue des champions de l'UEFA, les Rojiblancos n'auront pas beaucoup le temps de souffler en 2008-2009.
"A Lyon, nous avions toujours le sentiment de pouvoir tout gagner. Je vais essayer de transmettre cette mentalité à l'Atlético", a déclaré le gardien tricolore pendant la tournée du club madrilène au Mexique, en guise de préparation pour la nouvelle saison.
A son poste, le Français sera en concurrence avec un autre vétéran, l'Argentin Leo Franco. "Il ", affirme-t-il au sujet de la rivalité avec son nouveau coéquipier.
Avec l'arrivée de Coupet et celles du Néerlandais John Heitinga, du défenseur central tchèque Tomas Ujfalusi, du milieu brésilien Paulo Assunçao et de l'attaquant français Florent Sinama-Pongolle, l'Atlético de Madrid s'est renforcé de façon à avoir une chance réelle de décrocher un titre. Car aux nouveaux venus, il faut ajouter les stars déjà en place comme le Portugais Simâo Sabrosa, les Argentins Maxi Rodríguez et Sergio "el Kun" Agüero et l'Uruguayen Diego Forlán. Si la formule fonctionne, les Colchoneros (les matelassiers) pourraient rapidement obtenir le respect dont ils sont en quête sur la scène européenne.
Un gardien autodidacte
Depuis le début de sa carrière professionnelle à Saint-Etienne, en 1993, le natif du Puy-en-Velay est resté fidèle à sa personnalité. En 1996, il franchit le Rhône - et le Rubicon - pour signer à l'Olympique Lyonnais. A Gerland, il sera l'un des grands protagonistes de l'incroyable série du club rhodanien, qui remporte sept titres de champion consécutifs entre 2002 et 2008, agrémentés d'une Coupe de la Ligue, d'une Coupe de France et de six Supercoupes nationales.
Cependant, l'OL n'a pas réussi à utiliser cette suprématie hexagonale comme tremplin pour briller au niveau européen. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui ont poussé Coupet à s'exiler en Espagne, même si l'Atlético devra passer par le dernier tour préliminaire de qualification pour la Ligue des champions de l'UEFA. "", explique Coupet.
Son départ de Lyon ne change rien à son envie de poursuivre avec les Bleus, avec qui il a vécu de bons moments (comme les victoires dans les Coupes des Confédérations de la FIFA 2001 et 2003) et des moins bons (par exemple l'élimination dès le premier tour de l'UEFA EURO 2008).
"Je veux prendre un maximum de plaisir à jouer au foot. Cela dit, je ferai tout pour être titulaire en équipe nationale jusqu'à la prochaine Coupe du Monde. Je veux revenir en sélection et c'est bien pour ça que je ne suis pas à l'Atlético pour m'amuser. Et qui sait, peut-être aurai-je l'honneur de serrer la main de Mandela en 2010", conclut-il en regardant dans le lointain.
