Nantes, accroché par une équipe de Monaco jeune mais plus mature (1-1), prend son premier point en L1 à l'issue d'une rencontre laborieuse, samedi lors de la 2e journée de championnat.

Transparent avant d'égaliser (1-1, 66e), le ressuscité du jour Claudiu Kesërü, qui a ensuite manqué la balle de match (90), a peut-être offert un sursis à son entraîneur puisque, alors que Nantes était déjà tombé à Auxerre (1-2), une rumeur persistante prêtait à Der Zakarian une durée de vie de trois matches seulement.

Car avant la déviation de Klasnic pour Kesërü, son seul coup d'éclat du match, les Canaris avaient plutôt déjoué, pêchant par naïveté face à une équipe monégasque rajeunie et inexpérimentée.

La sanction avait même été rapide, Leko pointant du doigt les insuffisances de la défense centrale et notamment celles de Pierre avant de servir Meriem (1-0, 4e).

Une nouvelle fois crucifiés par une erreur individuelle, les Canaris bafouillaient, la faiblesse des nouveaux latéraux, et particulièrement celle du grand mais lent Douglao, répondant aux efforts brouillons de Babovic et Abdoun.

Pas trop remontée contre les siens, la Beaujoire, qui a connu le purgatoire, a au moins eu l'élégance de s'enthousiasmer pour ce premier match à domicile de son équipe.

Si la qualité relative de l'adversaire peut faire passer ce nul comme une contre-performance, Monaco doit pour sa part se réjouir de la marge de progression évidente de sa jeune garde (Mongongu, Muratori, Gosso et Nimani), déjà, et contre toute attente, au niveau de la L1 malgré un déficit physique notable après la 60e minute.

Mais en plus du jeu alerte de Nenê et Meriem, les supporteurs auront également remarqué la qualité des sorties de Ruffier, l'homme du match.

En effet, si le jeune gardien avait écopé du rouge mérité pour sa sortie sur Abdoun, il n'aurait jamais eu l'occasion de se manquer sur l'égalisation nantaise... initiée par un renvoi d'Heurtebis qui s'était aussi troué la semaine passée à Auxerre.