Grenoble a arraché un nul mérité à la dernière minute du temps réglementaire (1-1) devant une équipe de Valenciennes en manque de repères défensifs et de puissance offensive, lors de la 5e journée de Ligue 1, samedi au stade Nungesser.

Les Grenoblois ont été récompensés de leurs efforts qu'un penalty de Pujol après une main de Battles à cinq minutes de la fin avait failli ruiner. Mais réduits à dix après l'expulsion de Battles (85), l'équipe, qui n'avait pas profité de sa supériorité en première mi-temps, a su se rebiffer. Courtois a égalisé d'un tir en pivot (90).

Les Valenciennois, même s'ils ont l'excuse d'avoir été handicapés par les absences sur blessures et suspensions ont constaté encore un peu plus que les saisons se suivent mais ne se ressemblent pas. Après deux nuls, deux défaites et un nul, ils savent que leur exercice 2008-2009 s'annonce difficile.

Nungesser, forteresse imprenable: le mythe affiché par les supporters avec une magnifique banderole a failli tomber rapidement. A peine une minute de jeu et Moreira a ouvert une brèche. Seulement, sa frappe a été détournée en corner par Penneteau.

Cette occasion et les hésitations suivantes ont démontré que l'arrière-garde nordiste ne donnait pas tous les gages de sûreté. La conséquence sûrement d'une innovation tactique de Kombouaré qui avait dessiné son groupe en 3-4-1-2 avec en défense, l'association de Rafael, Bisevac et du dernier arrivé, Abardonado.

La force de Valenciennes à domicile a souvent été sa capacité à bousculer son adversaire. Mais contre une équipe iséroise bien en place dans son 4-4-2, les Nordistes ont trop ronronné. Et comme les Grenoblois ont manqué de moyens pour appuyer leurs actions, la rencontre est tombée dans la médiocrité.

Rares éclaircies dans la grisaille du jeu et de la météo, un double sauvetage: Abardonado dans les pieds de Moreira puis, sur le contre, celui de Wimbée dans ceux d'Audel (38). Et les cinq dernières minutes un peu folles avec les deux buts.