Au sortir d'une saison frustrante avec Manchester City, où il n'était plus numéro un, Andreas Isaksson a retrouvé une place de titulaire au PSV Eindhoven, grosse cylindrée de l'Eredivisie et habitué de la Ligue des champions de l'UEFA. Ce week-end en championnat, l'ancien Rennais a rendu une copie immaculée contre le Sparta Rotterdam, s'affirmant comme le grand patron de sa défense. Le portier suédois a pris le temps d'accorder un entretien exclusif à FIFA.com.

Andreas, vous avez connu plusieurs pays dans votre carrière. Quelles langues parlez-vous ? Avez-vous déjà appris le néerlandais pour communiquer avec vos coéquipiers ?
En dehors du suédois, je parle anglais et français, depuis mes années rennaises. Mon néerlandais n'est pas encore très bon. Je sais dire quelques mots pour donner des indications sur le terrain. Je sais dire "à droite" et "à gauche", demander à ma défense de monter, mais ça ne va pas plus loin que ça pour l'instant. Dans l'équipe, pratiquement tous les joueurs parlent anglais alors on arrive à se débrouiller avec cette langue. Sur le terrain, on n'a eu aucun problème de communication pour l'instant. Ça reste du football, le jeu ne change pas. Chacun sait ce qu'il a à faire sur le terrain, ce qui facilite la communication.

En quoi les footballs pratiqués aux Pays-Bas et en Angleterre sont-ils différents ?
Pour les joueurs de champ, ça va beaucoup plus vite en Angleterre, où l'on joue sur un tempo élevé pendant les 90 minutes. Le jeu est plus physique. Il y a aussi plus d'argent en Premier League que dans la plupart des clubs, voire dans tous les clubs d'Eredivisie. Les dirigeants anglais ont donc les moyens de faire venir de grands internationaux du monde entier, ce qui tire le niveau du championnat vers le haut. En tant que gardien, je ne peux pas encore donner un avis car je n'ai disputé que deux matches de championnat ici. Mais je pense que pour les gardiens aussi, le jeu est plus physique en Angleterre. On est davantage sollicité.

Vous avez fait vos grands débuts en Ligue des champions cette année. Avez-vous vécu cela comme un moment particulier ?
Un moment très particulier car en tant que joueur, on rêve toujours de disputer la Ligue des champions. C'est la meilleure compétition de clubs au monde. Tout joueur a envie de la jouer, je ne suis pas une exception à la règle.

Quels sont vos objectifs collectifs dans cette Ligue des champions. Une accession à la phase finale serait-elle déjà considérée comme un succès ou bien visez-vous encore plus haut ?
Dans un premier temps, on va essayer de se qualifier pour la phase à élimination directe. C'est notre premier objectif, même si on sait que ça sera difficile. Il n'y a que du beau monde. On est dans un groupe très relevé avec l'Atlético de Madrid, Marseille et Liverpool. Toutes ces équipes sont très fortes, elles disposent d'excellents joueurs. Le premier travail consiste donc à sortir de ce groupe. Ensuite, il s'agira de prendre les matches un par un. Comme je l'ai dit, ce groupe est très compliqué. Une qualification serait donc considérée comme une réussite. Pour l'instant, on se concentre là-dessus. On verra bien ensuite jusqu'où on peut aller.

Pourquoi avoir choisi le PSV plutôt qu'un des autres clubs intéressés par votre profil ?
Le PSV est l'un des meilleurs clubs d'Europe. Il a plus de 10 ans d'expérience en Ligue des champions. La proposition était bonne et puis pour moi, c'est une excellente expérience de venir jouer aux Pays-Bas. Maintenant, je joue toutes les semaines. Dès que vous arrivez à Eindhoven, vous savez que vous avez atterri dans un grand club. Je pense que j'ai pris la bonne décision en venant ici.

Comment vous êtes-vous adapté au quotidien ?
Les Pays-Bas et la Suède se ressemblent pour ce qui est de la personnalité des gens et de la façon de vivre. J'ai également vécu en Italie et en Angleterre. La ville d'Eindhoven est sympa. C'est facile de s'adapter. Comme j'ai connu différents pays et différentes cultures, je n'ai pas trop de mal.

Les éliminatoires de la Coupe du Monde de la FIFA ont engendré quelques surprises. Quelles sont les attentes de la Suède dans ces qualifications ?
C'est vrai qu'il y a déjà eu pas mal de surprises. On a fait match nul 0:0 lors de la première journée, contre l'Albanie. Ce résultat a été considéré comme une surprise par beaucoup de monde. Mais on a plutôt bien réussi en éliminatoires des dernières Coupes du Monde et des derniers Championnats d'Europe. On est bien conscients que chaque rencontre sera difficile. On va prendre les matches les uns après les autres. Je pense qu'on a une bonne équipe, qui a les moyens d'aller à la Coupe du Monde.

Nombre d'observateurs vous considèrent comme l'un des meilleurs jeunes gardiens en Europe. De quel portier vous inspirez-vous le plus en ce moment ?
[Gianluigi] Buffon. Il était et il reste l'un des meilleurs gardiens du monde.