En dépit de ses trois victoires consécutives à Paris avec Lorient, l'entraîneur Christian Gourcuff se méfie vendredi de son match contre le PSG et espère que cette confrontation, malgré les "soucis d'ordre individuel" des Merlus, 18e de L1, pourra leur servir de déclic.
Lorient reste, avec vous, sur trois victoires consécutives à Paris (1998-2006-2007). Loi des séries ou simple coïncidence ?
C'est difficile de relier ces trois succès car les équipes n'étaient pas les mêmes. Par contre, le contexte de début de saison n'était pas très différent. En Coupe de la Ligue, on a perdu deux fois contre Paris, ce qui montre bien que le contexte des matches de championnat nous était favorable.
Quelle victoire vous a apporté la plus forte émotion ?
Celle d'il y a deux ans, pour notre retour en L1. C'était le premier match de la saison, un match de tous les dangers, avec beaucoup d'interrogations: Fiorèse et Ciani étaient arrivé dans la semaine, on découvrait la L1... Ce sont vraiment de grands moments dans un contexte comme celui-là.
L'autre particularité c'est, qu'à chaque fois, vous avez réussi à renverser la vapeur après avoir été largement dominé...
Il n'y a pas eu que Paris. On a aussi gagné à Marseille il y a deux ans dans ces conditions-là, en utilisant la pression des gros clubs. On a réussi à faire déjouer ces équipes par la réduction des espaces avant de les perturber par notre capacité à faire circuler le ballon. C'étaient nos caractéristiques lors des deux saisons précédentes.
Après trois saisons en L1, est-ce toujours un événement d'aller jouer au Parc des Princes ?
C'est toujours un match particulier, qui est plus médiatisé que les autres, qui se prépare dans une autre ambiance. Et puis j'adore le Parc des Princes, l'enceinte, qui est un merveilleux stade de foot.
Cette année, le match est plus tard et Lorient est relégable. Cela change-t-il votre approche de la rencontre ?
Pas vraiment, puisqu'on n'a plus désormais à calculer. Les points perdus, il faudra aussi les prendre dans des endroits où l'on n'est pas favori au départ. On ne se focalise pas sur Paris, mais sur le fait de bien faire ce que l'on est capable de faire.
Ce match peut-il être le déclic dont aurait besoin les Merlus ?
Je l'espère. Mais il faut être réaliste, même si les derniers matchs n'ont pas été négatifs. Nos soucis sont plutôt d'ordre individuel, entre les blessures, les joueurs qui ont été perturbés dans leur préparation et ceux qui ne sont pas à leur niveau. Ce déclic aurait pu venir contre Bordeaux avec un peu plus de réussite. Maintenant, depuis un mois, l'état d'esprit a changé. Avec un peu de confiance et une capacité retrouvée à faire des efforts, il n'y pas de raisons que l'on ne s'en sorte pas, même s'il ne faut pas perdre de temps.
