Claude Makelele, qui devrait effectuer son retour au sein du Paris SG contre Lorient samedi après avoir été absent pendant près d'un mois, va devoir lever les doutes nés de son début de saison, où l'ex-international a certes assumé son leadership, mais peu brillé sur les terrains.
La dernière fois que Makelele a joué avec le Paris SG, il a sans doute réalisé son plus mauvais match depuis son arrivée au club cet été. C'était face à Saint-Etienne, le 21 septembre dernier.
Le milieu de terrain parisien n'avait été que l'ombre du ratisseur infatigable, du poumon et du patron du milieu que le sélectionneur de l'équipe de France, Raymond Domenech, pensait encore rappeler après sa retraite internationale prise à l'issue de l'Euro-2008.
Plusieurs questions s'étaient alors posées après ce match qui venait conclure un début de saison mitigé de l'ancien de Chelsea. Et si Makelele n'était plus, à 35 ans, qu'un joueur ordinaire? Et si les dirigeants avaient peut-être trop attendu de l'ancien +Blues+? Et si finalement la refondation du club ne passait peut-être pas par lui...
Préparation tronquée
On le sait maintenant, Makelele a joué quasiment blessé face aux Verts. Une contracture à la cuisse droite s'est déclenchée juste après et l'a depuis éloigné des terrains. Mais comme l'explique l'intéressé, cette blessure, outre la répétition des matches, était peut-être aussi la résultante d'une préparation tronquée.
"Souvenez-vous que je suis arrivé dans des conditions spéciales, sans préparation", a rappelé le joueur.
Peut-être. Mais Makelele, loué par tous ses collègues pour ses qualités de leader, sa culture de la gagne, a plus marqué les esprits depuis le début de la saison par son leadership naturel que par son niveau de jeu.
"Je ne suis pas inquiet...", a réagi Makelele. "J'ai une grande marge devant moi. Je suis en progression. Je vais être amené à apporter un peu plus en prenant du rythme au fur et à mesure des matches."
Cela n'empêchera pas Paul Le Guen de le titulariser samedi. Car l'ex-international jouit d'un statut à part. Peu importe son niveau, à vrai dire, il semble que l'entraîneur parisien ait décidé que le plus important était qu'il soit là.
Pas d'euphorie
Pendant son absence, Clément Chantôme a expliqué que Makelele était "peut-être encore plus présent" avec le groupe, souvent dans les vestiaires pour motiver ses troupes.
"Rester en dehors des terrains est toujours gênant car vous vous sentez incapable d'aider l'équipe, mais (mes partenaires) ont démontré pas mal de qualités", a expliqué Makelele.
Lorsqu'il avait dû rater, pour la première fois de la saison, un match avec ses coéquipiers face à Nantes, au bout de quatre matches et de quatre cartons (suspension automatique), la question qui revenait était de savoir comment les Parisiens allaient se débrouiller sans lui. Mais là, son retour n'entraîne pas une euphorie indescriptible, même s'il devrait soulager ses coéquipiers.
En tout cas, son absence n'a absolument pas altéré sa culture du résultat. Interrogé sur les exigences de son président Charles Villeneuve, qui avait exigé récemment que Paris produise du beau jeu, il a répondu: "on peut gagner 1-0, 7-0, pour moi c'est 3 points. Le moment viendra où on gagnera 3-0". "En tant que joueur, l'important c'est d'être compétiteur, gagner d'abord et le jeu vient après", a-t-il affirmé. Une réponse en bonne et due forme.
