L'attaquant du Paris SG Peguy Luyindula, qui semble revenir en grâce aux yeux de Paul Le Guen après une saison difficile, et devrait être titulaire face à Lorient samedi lors de la 9e journée de L1, assure qu'il n'a jamais "pensé à renoncer".
Comment avez-vous vécu votre rôle de remplaçant en début de saison ?
J'ai essayé de le vivre le plus sereinement possible. Dans une vie, il y a toujours une mauvaise période, qui dure plus ou moins longtemps. Dans ces moments, il faut savoir faire front, faire preuve de caractère et d'abnégation, et se sentir costaud. J'ai toujours cru en moi et en mes qualités. Quand on colle une étiquette à quelqu'un, on ne veut voir que ce côté-là. Je ne pense pourtant pas avoir été le plus mauvais de tous l'an dernier. J'ai marqué des buts qui ont compté à un moment de la saison. Mais pour certains, j'étais "celui qui ne fait plus rien".
Savez-vous d'où venait le problème ?
La gamberge. Dans la tête d'un mec, c'est ce qu'il y a de pire. Moi, c'est mon ennemi numéro un. Donc j'ai décidé d'arrêter de gamberger. Du moins, j'essaie d'arrêter de gamberger. Quand tu n'es pas bien, te débarrasser du ballon ou effectuer une passe en retrait, c'est facile. Ce qui est costaud mentalement en revanche, c'est de continuer à demander le ballon pour tenter et provoquer. Et c'est ce que j'aime faire. A ma place, il y a beaucoup de monde qui aurait lâché l'affaire. Pas moi.
Les traumatismes des saisons dernières sont-ils définitivement digérés ?
Le PSG, c'est d'abord un problème de déclic et d'enchaînement. L'an dernier, à chaque fois qu'on avait l'occasion de passer une marche, on a glissé. Cette année, si on prend cette marche, ça peut très bien se passer. Je ne pense pas que ça puisse aller mal car on a plus de certitudes dans le jeu, on est plus solides défensivement et on est plus soudés sur le terrain.
