Nantes, plus combatif que Saint-Etienne, a enchaîné avec un deuxième succès de rang (1-0) qui entretient son moral tout neuf, à l'inverse des Verts, toujours à la recherche d'une victoire à l'extérieur, samedi après la 9e journée de L1.
Certes le jeu à la Nantaise appartient au passé mais Elie Baup, avec son équipe de rugueux grognards, semble avoir trouvé une nouvelle forme d'efficacité.
Face à des Stéphanois incapables de relever le défi physique posé par Ndaw, Bagayoko et consorts, un seul but a suffi aux Canaris, victorieux, comme à Grenoble et avec le même 11 de départ, grâce au Camerounais Bekamenga, bien servi par Da Rocha et passé devant une défense transparente (1-0, 27).
Ce deuxième succès de suite éloigne un peu plus de la zone de perturbations les Canaris (14e, juste derrière leur adversaire du jour), parfaitement ressourcés par une trêve salvatrice, livrant une première période pleine de promesses et de solidarité qui rompt avec la mauvais habitude de commencer leur match après le repos.
La marche des Verts sur le chemin du renouveau, eux qui n'avaient été battus qu'une fois lors de leurs six derniers matches, s'arrête logiquement à la Beaujoire, à cinq jours d'un déplacement à Copenhague qui s'annonce tout aussi engagé physiquement.
A leur décharge, les Stéphanois, privés de Dabo en défense et surtout de Matuidi au milieu, ont dû faire sans leurs deux joueurs de champ les plus utilisés et composer avec une nouvelle demi-équipe.
En revanche, Mirallas a commencé le match sur le banc, laissant le seul Gomis, parfaitement muselé, en pointe du 4-2-3-1.
La première apparition du Belge (53), suivi du retour au 4-4-2 n'a pas rendu l'équipe plus offensive, Dernis étant aussi léger à gauche que dans l'axe.
Pourtant, les défenseurs Moullec, Pierre, Gravgaard et Maréval, souvent approximatifs et pris de vitesse au départ des actions, n'ont encore pas été les maillons forts des Canaris samedi.
