Trois jours après avoir battu Marseille, le Paris Saint-Germain, qui pensait pouvoir se rapprocher du podium, a rechuté mercredi face à Toulouse (1-0), sur un but contre son camp de Camara lors de la 11e journée de L1.

L'euphorie n'aura pas duré très longtemps. Après sa victoire au Vélodrome, la première depuis près de 5 ans, le Paris Saint-Germain devait d'abord veiller à ne pas subir de contre-coup au Parc des Princes. De ce point de vue, la soirée de mercredi est un échec.

Paris espérait commencer à revoir ses ambitions à la hausse après deux succès consécutifs (Lorient, Marseille), mais cette quatrième défaite de la saison, la deuxième à domicile, l'a fait retoucher terre.

Dimanche soir, Paris était 6e, à quatre points de l'OL. Le Saint-Germain est désormais 8e, et Toulouse 3e. Face aux Toulousains, bien organisés et peut-être aussi plus frais, Paris a manqué de souffle par rapport à sa prestation de dimanche.

Le jeune attaquant parisien Guillaume Hoarau, auteur d'un doublé face à l'OM, avait pourtant eu droit à la visite du sélectionneur des Bleus, Raymond Domenech. Mais il a surtout montré qu'il ne pouvait pas être bon tout le temps, et qu'il pouvait même être mauvais. Et ses coéquipiers ne l'ont pas aidé.

Enorme bévue
Pourtant, Paris avait semblé avoir pris la mesure de la rencontre en première période. Mais l'équipe n'a d'abord pas su concrétiser sa légère domination, avant de s'étioler petit à petit, surtout en défense.

La première alerte est venue lors d'une énorme mésentente entre Camara et Makelele, qui a failli coûter très cher. Mais Gignac n'a pas su convertir l'offrande.

Et c'est sur une énorme bévue de Camara, pas dans un grand soir, que Paris a craqué. Sur un corner, le défenseur parisien a voulu dégager de la tête mais a envoyé la balle dans les filets de Landreau.

Au final, Paris a délivré une copie nauséabonde, à des années-lumière de ce que l'équipe avait réalisé à Marseille. Le Paris Saint-Germain n'avait plus gagné trois rencontre de championnat d'affilée depuis août 2005. Il va falloir encore attendre pour que cela se reproduise.