Titulaire chaque journée depuis le début de saison, Etienne Didot, infatigable travailleur et homme orchestre du milieu de terrain toulousain, symbolise l'esprit conquérant du TFC qui se maintient dans le trio de tête de la L1 après avoir dominé, mercredi au Parc, le Paris-SG (0-1).
"Je suis venu ici pour évoluer, franchir de nouveaux paliers mais pas pour m'endormir", explique Etienne Didot, l'âme de ce TFC version 2008-2009, qui pointe à la troisième place à égalité de points (21) avec Bordeaux après 11 journées, alors qu'il avait la saison passée tutoyé les portes du purgatoire de la L1.
Ce classement "on n'en parle pas entre nous, on ne parle que des points", assure l'homme au gabarit modeste mais au coeur infatigable lorsqu'il s'agit d'aller inlassablement presser l'adversaire.
"Une 3e place en octobre ça ne veut rien dire", tempère-t-il, "notre seul objectif est d'arriver le plus vite possible aux 42 points, et après, on verra ce que l'on pourra faire", dit-il sibyllin.
Didot, qui a disputé l'intégralité des onze rencontres depuis le début du championnat, réfute l'idée que le TFC tient un discours "volontairement modeste". Il se veut même persuasif lorsqu'il affirme que "tous les points gagnés sont mérités" et que "le TFC n'a pas à rougir" et "n'est pas en surrégime".
"La jeunesse et l'envie"
Ces six victoires pour deux défaites et trois nuls enregistrés sont dus, selon lui, à "la qualité humaine et technique, la jeunesse et l'envie" du groupe.
"C'est un groupe sain, c'est ça le plus important", résume-t-il, refusant que l'on pointe en lui, à 25 ans à peine, le leader de l'effectif toulousain.
"Tout le monde a un rôle à jouer", assène-t-il. "Je pense même qu'il y a 24 leaders dans ce groupe car même ceux qui ne jouent pas sont derrière les autres pour les encourager".
Né à Paimpol (Côtes d'Armor) et fidèle au club rennais de ses débuts avant de rejoindre cette saison les bords de la Garonne, Didot indique n'avoir eu "aucun mal" à s'intégrer dans le collectif toulousain.
"Quand il y a un groupe qui bosse tous les jours à l'entraînement et qui donne beaucoup sur le terrain, rien n'est difficile", assure-t-il d'une voix douce et tempérée, à l'inverse de l'énergie qu'il dégage sur le pré vert.
Si Didot concède avoir connu "par intermittence" par le passé un groupe aussi soudé, il est intarissable pour souligner "l'état d'esprit remarquable" qu'il a découvert dans l'amalgame d'anciens et de nouveaux joueurs prêts à défendre chèrement le maillot rayé violet et blanc.
"Quel que soit notre passé, on a tous envie de progresser, et dans le football c'est ça le plus important", avance-t-il en guise d'explication.
"Il y a surtout entre nous un véritable respect, une réelle volonté de se dire les choses et de ne pas se cacher derrière une fausse amitié", explique-t-il encore avant d'ajouter: "vous savez, se dire des vérités quand ça va bien ou mal, il n'y a rien de plus important".
Etienne Didot sait que "le meilleur moyen pour continuer à avancer c'est de ne pas gamberger", et pour cela il invite ses coéquipiers à "continuer à aller de l'avant dès samedi pour bonifier contre Caen les trois points pris à Paris".

